Solidaires
Le don de soi permet de donner ce qui se régénère, sans perte pour celui qui donne, sauvant celui qui reçoit. Mieux, si le corps donne du sang, de la moelle osseuse ou autre, c'est pour en fabriquer de nouveau, l'enrichissement personnel et le bonheur de donner en plus. Patrice Carlo a donné sa moelle osseuse en 2002.
Restaurer un temple au Cambodge, édifier une église au Cameroun, Jean-Yves Riaux sait faire. On peut lui faire construire n'importe quelle habitation sur la planète, à condition qu'elle soit en bois. Et quand il y a du bambou à couper, c'est parfait : il adore travailler avec.
Dans son bureau atelier, des boites remplies de disques durs démontés, de cartes électroniques, de micro processeurs, de barrettes de mémoire. Au fond de la pièce, un caisson d’ordinateur ouvert et d’autres entreposés... A 78 ans Alain est un vrai « techno addict » mais solidaire.
À près de 80 ans, Michel David, l'ancien artisan du bâtiment, continue de filer à Fianarantsoa (Madagascar) pour aider la population à se construire un avenir.
 
Ancienne caserne, la résidence Simone de Beauvoir abrite à Rennes une mini-société cultivant convivialité et solidarité entre générations. Le concept a été étudié par une ancienne infirmière, Béatrice Chancereul, qui a mis au point la maison Helena.
Marie-Aimée est religieuse et coule des jours paisibles dans une maison de retraite. Mais pas question de se laisser abattre! Elle est la première à proposer des sujets pour "Planète seniors", une émission sur la télé locale.
L'intelligence, c'est relier les informations pour agir de manière appropriée. Armelle Bounya relie en plus les compétences de chacun au sein du Dal (Droit Au Logement) et RESF (Réseau Education Sans Frontières). Intimidée pour parler d'elle, ses sourcils se haussent et le ton de sa voix s'aggrave lorsqu'il s'agit de la cause qu'elle a choisie. Ou plutôt qui est venue vers elle...
Trouver un logement pour une, deux ou trois nuits: voilà un casse-tête fréquent dans la société d'aujourd'hui. Magali Le Carrérès a trouvé une solution: la solidarité. Et en a fait une entreprise.
Y-a-t-il un lien entre les francs-tireurs actuels de l'éco-habitat, habitat groupé, etc., et les célèbres Castors des années 50? Rencontre chez Henri, le vieux castor.
L'hiver commence et, déjà, les demandes d'hébergement d'urgence saturent les lignes. Ainsi, à Rennes, le 115 ne peut répondre à tous les appels.
A un âge où l’accès au travail est difficile et précaire, où les revenus vont avec, où arrivent les premiers enfants et où les plus privilégiés pensent plutôt à acheter leur logement, comment et pourquoi épargner solidaire ? Lise Marie allait peut-être me l’apprendre.


Le billet

Allons-z-enfants...

Un nouveau Président mardi, un nouveau gouvernement mercredi, un premier Conseil des ministres jeudi : le changement est en marche. À moins que le Français, parfois fantasque, vote pour la droite et bloque le pays aux législatives : mais, sitôt après la Présidentielle, heureusement, ça ne s'est jamais vu. Donc, ça va changer. Surtout l'exercice de la démocratie, promet-on. Vive les corps intermédiaires, les syndicats, l'engagement citoyen. Militants associatifs, formez de nouveau vos bataillons ! A moins que le parti socialiste ne vous utilise comme simple faire-valoir ou comme supplétifs pour temps électoraux : ça, hélas, ça s'est déjà vu.

Michel Rouger

17/05/2012


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