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Vincent Demassiet a dompté ces voix qui le rendaient fou


20/02/2015

Longtemps, Vincent Demassiet n'a rien dit de ses voix qui lui serinaient aux oreilles : « T'es qu'un bâtard, t'es nul ! » Petit à petit, avec les Entendeurs de voix, il est devenu leur maître. Il a accepté de partager son combat et de parler d'une autre psychiatrie.




Vincent Demassiet a dompté ces voix qui le rendaient fou
« Je suis né à Lille il y a 44 ans, d'un père, fils de petit paysan et d'une mère, fille de meunier des Flandres. Mes parents étaient commerçants. Mon père était autoritaire et il vouait un véritable culte à la performance : je devais être le meilleur en tout et ne pas me laisser faire.

J'avais 11 ans. Tous les mercredis matin, j'allais au catéchisme chez une dame. L'après-midi, comme mes parents avait énormément de travail, j'ai été confié à la garde du fils de 19 ans de la « bonne dame du caté » comme je l'appelle toujours. J'étais super content. Pour moi, c'était un adulte qui me parlait, qui m'écoutait, qui rigolait, jouait et chahutait avec moi. C'était génial jusqu'au jour où du chahut il est passé aux caresses de plus en plus prononcées. Et là, pendant deux ans, cela a été l'enfer, il m'a violé tous les mercredis après-midi et parfois le samedi. Violé par lui et parfois par ses copains... Mon salut, cela a été quand la dame a arrêté le caté et que mon frère m'a gardé à partir de ce moment-là. 

Pendant tous ces viols, ma seule réaction, car je ne pouvais pas crier, c'était de regarder les détails dans la pièce où cela se passait. Je m'en souviens, la première fois, c'était un livre en format italien, en reliure cuir orange, avec des lettres dorées où il était marqué TGV. 
( sa voix se hâche, il balbutie... ) J'ai encore l'image dans ma tête des moindres imperfections, des grains de cuir, du moindre défaut dans le dorage, du TGV sur la tranche. Une autre fois, c'était un nid dans l'arbre qui se découpait à la fenêtre de sa chambre. Je pourrais le dessiner parfaitement, les branchages et le fil de sac poubelle... J'ai toujours fui comme cela dans des détails... un rumicube, un crayon qu'il avait ramené d'Angleterre...

Je n'ai rien pu dire à l'époque, parce qu'aller le dire à mon père c'était avouer que j'avais été faible, pas à la hauteur, que je ne m'étais pas battu. Le dire à ma mère, cela revenait au même parce qu'elle l'aurait dit à mon père. Le dire ailleurs, cela n'aurait pas passé, c'était la bonne dame du caté... qui n'était au courant de rien. »
Vincent Demassiet laisse tomber le silence comme il l'a fait lorsqu'il a enfermé dans une prison bien gardé de son cerveau, le douloureux secret. 
 

Vincent Demassiet a dompté ces voix qui le rendaient fou

« Vincent, t'es qu'un bâtard, t'es un nul… »

Le ciel semble pesant sur Armentières. L'appartement est coquet. Les souvenirs continuent de remonter. Ses parents remarquent son « sale caractère » mais le mettent sur le dos de l'adolescence. On lui diagnostique de la spasmophilie parce qu'il s'évanouit. « C'est dans ta tête, essaie de te contrôler ! » lui répètent les adultes. Parce qu'il voit un oiseau tomber du nid avant de tomber dans les pommes, son père l'emmène chez le prêtre exorciseur du diocèse. « Votre fils a une sorte de démon à connotation sexuelle. On va s'en occuper ». Peut-être parce qu'on entend sa souffrance, Vincent reprend une vie normale jusqu'à ce jour qui devait être extraordinaire et qui a viré au cauchemar.

L'après-midi est belle au parc, il a 17 ans et ce soir, c'est sa première vraie rencontre amoureuse. Les discussions vont bon train avec les copains. « Vincent, t'es qu'un bâtard, t'es un nul… », lui hurle à l'oreille la voix de son ami. Vincent se retourne et explose : « Pourquoi tu m'insultes ? » Les copains le regardent, ahuris : « Qu'est-ce qui t'arrive Vincent ? »  Un silence puis les discussions reprennent. « Vincent, t'es un bâtard, t'es un nul... », lui siffle à nouveau aux oreilles. Ses yeux incrédules fixent les lèvres de son ami. Elles ne bougent pas. Il rentre chez lui, vidé, harcelé. «  T'es fou, t'es fou, t'es fou... » 

Les voix ressassent « T'es nul, t'es nul… », elles lui prennent la tête, l'envahissent jusqu'à le mettre à bout de lui-même et le conduire à la tentative de suicide. Premier séjour en hôpital psychiatrique. A coup d'antidépresseurs, enfin, les voix se taisent.

« Je pesais 204 kilos »

Vincent Demassiet passe son bac et entre dans le milieu de la pub. Il grimpe rapidement les échelons. Il est sans foi ni loi,  « abject, dit-il ; amis, collègues, famille, je leur marchais dessus pour gagner un marché, avoir de l'argent que je dépensais en costumes sur mesure, alcool et drogue. J'étais invité dans tous les cocktails branchés avec le gratin des sphères économiques et politiques de l'époque. J'avais une vie décousue, vécue à l'extrême, dans le sexe comme dans la domination. »

Il a 26 ans, on envie sa réussite et lui nage dans le bonheur : il vient de rencontrer l'amour de sa vie.  Mais c'est sans compter avec les voix. Elles reviennent le harceler.  Son travail s'en ressent, il accepte tout et n'importe quoi comme contrat. Il devient moins performant. Il fait plusieurs séjours en psychiatrie : « Je ressentais des sensations, comme si on me frôlait ou on me passait à travers le corps. Les voix se faisaient menaçantes et elles disaient continuellement que je ne valais pas grand chose, que s'il y avait un trou à creuser pour mettre le plus grand déchet du monde, ce serait pour moi. »

 Le phénomène des voix et des visions s'amplifie. « Je passais de plus en plus de temps à l'hôpital psychiatrique avec des traitements qui me dégradaient de plus en plus. Je pesais 204 kilos, j'avais la tête de travers , avec un filet de bave qui coulait. Je passais ma vie devant la télé allumée 24 heures sur 24. Canapé, frigo, canapé, je ne connaissais plus la salle de bain... Mon ami m'a soutenu. J'ai fait des tentatives de suicide, les voix m'y encourageaient et moi-même j'avais conscience d'avoir une vie de m..., je n'avais plus aucun espoir. »

Vincent Demassiet a dompté ces voix qui le rendaient fou

« Monsieur Demassiet, je ne peux plus rien pour vous »

Vincent Demassiet attend un miracle qui ne vient pas. Désespérément, il cherche à mettre un nom sur sa maladie. Il raconte ce jour « où le psychiatre, dans son grand fauteuil en cuir et moi sur ma chaise inconfortable, mon ami à côté de moi, je lui demande ce que j'ai. Il bascule son siège, il ne me regarde plus. Il dit à mon ami : "Vincent est schizophrène, il va de plus en plus mal, on va essayer de le stabiliser comme cela . Il y a de forte chance qu'il se tue ou qu'il tue quelqu'un". » 

Le surlendemain, il a rendez-vous chez son psychologue à qui il soumet le diagnostic. « Monsieur Demassiet, je ne peux plus rien pour vous », répond celui-ci.  « Je suis rentré chez moi avec une énorme souffrance : j'étais foutu, plus personne ne voulait de moi. » 

Commence l'escalade des traitements avec des doses hallucinantes, on ne lui explique plus rien : «  J'étais devenu un gros légume, une pharmacie ambulante. Je n'avais plus d'amis : avec mon poids, je n'avais plus envie de les voir. Dans le fond, les gens sont contents qu'on s'isole, cela les éloigne du problème. 80 % de mon temps, j'entendais et je voyais des choses. Les 20% restants, je ne pensais qu'à cela. J'étais à 100% avec les voix. Traitement douloureux, pertes de mémoire, on est des animaux qu'on balade. Les professionnels pensent qu'il n'y aura pas d'amélioration. On reste seul en souffrance. »

« Je suis Vincent et je suis vivant ! »

Armentières, février 2011. Le Centre Collaborateur de l'Organisation Mondiale de la Santé de Lille ( CCOMS ) organise trois journées de formation « Travailler et parler avec les voix » avec le britannique Ron Coleman, auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Le psychiatre de Vincent Demassiet est sommé d'y envoyer quelqu'un. C'est un cas désespéré, ce Monsieur Demassiet, il n'a rien à perdre.

Assis sur une chaise à moitié somnolent, quelqu'un s'approche et le salue. C'est Ron Coleman :  «  Bonjour, tu es Vincent et tu es entendeur de voix. » Au souvenir de cet épisode, son visage s'éclaire. « J'ouvre les yeux et je me dis :  "Je ne suis pas schizophrène. Je suis Vincent et je suis vivant !" Je l'ai senti pas seulement dans les mots mais surtout dans la force et la conviction de sa voix. Enfin, je retrouvais mon identité : je n'étais plus le schizophrène qui obéissait à tout le monde, j'étais Vincent, entendeur de voix. »

 «  Il y a 7 à 14 % des gens dans la population qui ont entendu ou qui entendent des voix, le rassure Ron Coleman
 - Comment cela ? Je ne suis pas le seul au monde ?
- Un pour cent seulement sont en hôpitaux psychiatriques, les autres s'en sortent et vivent avec. Souvent c'est lié à des traumatismes qu'on a eu dans l'enfance ou l'adolescence. Veux-tu parler de tes voix ? »

Vincent Demassiet a dompté ces voix qui le rendaient fou

« C'était la première fois que j'exprimais un désir »

Vincent Demassiet est méfiant : il ne veut plus ouvrir les pages du passé et prendre le risque de se faire à nouveau hospitaliser. Petit à petit, il s'apprivoise. « A l'époque, j'entendais cinq voix dont une plus dominatrice que les autres. Les participants du groupe étaient curieux de savoir qui elles étaient, ce que j'en pensais, ce qui me faisait peur... Ils m'ont parlé du groupe des entendeurs de voix de Mons en Baroeul. Soudain, je veux y aller : c'était la première fois que j'exprimais un désir depuis bien longtemps. »

Et pourtant, ce n'est pas facile ! Alors qu'il se déplace péniblement avec ses kilos vers le lieu de la réunion, les voix l'insultent. Il veut leur crier dessus comme il le fait chez lui mais il prend peur : certainement que les gens sont derrière les rideaux de leur HLM, prêts à l'écouter. Quand il s'explique devant les membres du groupe, les autres le rassurent : « Prends un téléphone portable et la prochaine fois que cela t'arrive, crie dedans. » « Faites vous même l'expérience, suggère Vincent Demassiet, allez au marché et mettez -vous à crier, on vous prendra pour un fou. Criez dans un téléphone, cela paraitra normal et on plaindra celui qui est à l'autre bout du fil. »

De réunion en réunion, Vincent Demassiet retisse le fil de sa vie et retrouve le chemin des émotions. Il analyse avec ses compagnons de route ce qui lui est arrivé. Les voix ? Elles sont là lorsqu'il tombe amoureux. Les émotions ? il les retrouve, ce sont celles qu'il a ressenties pour la première fois en présence de son violeur. « Avant, explique-t-il, je pensais que le viol, c'était de ma faute parce que j'étais un petit garçon à la peau douce, aux cheveux frisés, parce que j'étais trop gentil et que je me laissais trop faire, je n'avais qu'à pas jouer avec lui... C'était de ma faute, c'était moi qui étais venu me frotter à lui. » Dans l'atmosphère de confiance du groupe, il ne se sent ni victime ni coupable, il peut parler de son viol comme il n'a jamais pu le faire.
 
Progressivement, il baisse les doses de médicaments et apprend à donner rendez-vous à ses voix et même à les envoyer balader. «  J'ai essayé d'expulser la boule que j'avais en moi pour faire le silence : une façon d'imposer le silence aux voix. D'abord, j'ai eu peur, je me suis demandé ce qui m'arrivait. Après, je suis devenu euphorique, en plein nirvana. Puis, je me suis calmé et j'ai pris conscience que les voix avaient fait une grosse bêtise : elles m'ont laissé prendre le pouvoir, c'est moi qui leur donnais rendez-vous, à 18 h, dans ma chambre. » 

« J'ai repris le pouvoir sur ma vie en reprenant le pouvoir sur mes voix »

ll suit les conseils des autres entendeurs : faire des fiches où sont notés les mensonges des voix, par exemple. « Elles sortaient des tas de bêtises. Un jour, je me suis fâché et leur ai dit qu'elles mentaient parce que ma mère m'aimait, que beaucoup de gens m'appréciaient et m'apportaient des choses. J'avais enfin des armes contre les voix. J'ai repris le pouvoir sur ma vie en reprenant le pouvoir sur mes voix. »

L'espace se creuse entre lui et les voix. Il retrouve de l'énergie pour aller voir des professionnels à qui il impose ses demandes : «  J'allais chercher soins et activités pour ce que cela m'apportait à moi. J'ai eu besoin de parler avec des médecins que j'ai choisis, en capacité de m'écouter et de m'aider. Je me suis construit avec tout cela et je me suis aperçu que moi aussi je pouvais apporter des techniques aux entendeurs de voix. Cela m'a soutenu dans mon parcours. »

« Une expérience croisée, usagers et professionnels, est essentielle pour avancer »

Vincent Demassiet partage sa vie entre son métier, qu'il exerce à nouveau et son investissement dans le monde psychiatrique : « Je me bats pour rencontrer le maximum de services. Ce sont des lieux « stigmatisants » où les gens se sont condamnés à une vie de « stabilisés », sous contrôle médicamenteux. La psychiatrie ne parle pas de leur bonheur mais de leur stabilité : en clair, résignation et acceptation de son sort pour ne plus poser de problème. »

(Sur la vidéo ci-contre, intervention au Congrès de Réhabilitation Psychosociale  en octobre 2013 à Marseille)

Au mot « stabilisé », il substitue le mot « rétablissement », empowerment and recovery comme disent les Canadiens en pointe dans ce domaine. « Bouger par soi-même, être avec ses pairs, partager l'expérience, se redonner du goût pour chercher et se reprendre en main, s'impliquer, prendre conscience de ses faiblesses, comprendre qu'on n'est pas tout seul et qu'il n'y a pas de truc miracle qui vient des autres, faire son chemin, lance au vol Vincent Demassiet. Pour cela, il faut sortir de l'organisation pyramidale des soins, avec un malade dépossédé en bas de l'échelle. Tout le monde est concerné, de l'ASH au médecin et bien sûr le malade lui-même en premier chef. »

Il prend régulièrement son bâton de pèlerin pour parler de son propre parcours dans les rencontres entre entendeurs de voix où il joue le rôle de facilitateur, dans les formations organisées par le Réseau français de l'Entente de Voix ( REV France), dans les consultations à l'hôpital en tant qu'entendeur apportant son expérience, dans les congrès où il porte la voix des usagers. « Je voudrais être une sorte de Ron Coleman à la française, redonner de l'espoir en racontant mon parcours. Au début, j'avais la trouille, je ne voulais pas faire de l'exhibitionnisme en racontant ma vie glauque de malheureux. Je voulais que les gens s'en emparent, les proches qui sont désespérés, les professionnels... Je veux porter le discours des usagers qui ont l'expertise de ce qu'ils ont vécu.  La personne qui est au fond du trou a quelque chose a apporté. Une expérience croisée, usagers et professionnels, est essentielle pour avancer. »

« Les gens passés en psychiatrie sont conscients de la vulnérabilité du monde »

Vincent Demassiet est surbooké mais il est heureux de tous ces petits moments de bonheur que la vie lui apporte. Comme celui de se délecter de sa première tasse de café du matin : quand une difficulté surgit, c'est à ce petit bonheur-là qu'il pense.

« J'ai repris le pouvoir sur ma vie. Je n'entends presque plus de voix. J'en ai une qui intervient quand je me mets trop de pression comme lorsque je fais une intervention dans un congrès de psychiatrie. Pas de problème, je lui dis "Stop" mais elle m'est bien utile car elle me fait comprendre que je suis stressé. C'est un avantage par rapport aux autres conférenciers. Il y en a d'ailleurs qui me disent "Vincent, tu ne pourrais pas nous la prêter ?" Mes voix sont devenues utiles parce que je sais pourquoi elles ont là. » 

Il a appris à connaître ses faiblesses et à vivre épanoui avec elles. « Peut-être aurai-je encore de gros moments émotionnels, peut-être que les voix reviendront, mais ce n'est pas grave parce que j'ai le groupe des entendeurs de voix, j'ai des alliés en psychiatrie. Je sais que je pourrais demander de l'aide en cas d'extrême urgence. Je sais faire parce que j'ai appris à faire. Je l'ai vécu et on est plein à l'avoir vécu. Les gens qui sont passés en psychiatrie sont loin d'être faibles, ils sont conscients du monde qui les entoure, de leur vulnérabilité, de la vulnérabilité des gens qui sont autour d'eux et de la vulnérabilité du monde. »

Marie-Anne Divet

Vincent Demassiet est interviewé sur France Culture dans l'émission "Les pieds sur terre" le lundi 9 mars 2015 - Cliquer ici





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