Vu, lu, entendu... Afrique

Yacouba, l'homme qui arrêta le désert


07/02/2012



Au début des années 80, la famine contraint le quart des habitants du Sahel a quitté leur terre désséchée. Le jeune Yacouba Sawadogo se refuse à partir. Il expérimente à partir d' une technique traditionnelle  qu'il améliore, le Zaï. Les anciens grattaient la terre de façon superficielle pendant la saison des pluies afin de permettre à l'eau de s'infiltrer. Yacouba élargit et approfondit les trous de Zaï pour faire des petits puits. Il les protège de cordons pierreux pour retenir l'eau.

Son travail est mal perçu par sa communauté parce qu'il ose défier la tradition. En réponse, Yacouba plante des arbres qui protègent le sol et attirent les termites. Intéressants les termites : comme les vers de terre, ces insectes morcellent le sol en creusant et décomposant la matière organique ce qui rend la terre plus riche en nutriments.
Les saisons passent et le désert reverdit. En 1990, alors que la sécheresse s'installe à nouveau, seules ses parcelles résistent.

Aujourd'hui, ses techniques sont connues du Mali au Niger et attirent les scientifiques occidentaux.
Un site très bien documenté et un film documentaire est disponible sur le site du producteur  « The man who stopped the desert »






Dans la même rubrique :
< >


Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

La Démocratie en marche

Avec 30 % de représentants du peuple en moins, notre vieille démocratie parlementaire va bénéficier d'une saignée revigorante. Une fois l'édit présidentiel entériné par les parlementaires eux-mêmes ou par référendum, ce qui ne devrait pas poser problème, une instance de concertation va être créée comme avec les syndicats de cheminots. Il ne s'agit pas de réfléchir aux nouveaux pouvoirs accordés en échange aux députés : non, ça, c'est le Président qui décide. Il faut les répartir. 577 aujourd'hui – 30% = 404. – 60 élus à la proportionnelle = 344. Quelles populations, principalement, vont perdre des représentants ? On sait que la Creuse gardera son député, logiquement la Seine-Saint-Denis va en perdre quatre... Ensuite : les ciseaux. Comment redécouper  les circonscriptions ? Il sera important d'avoir un maximum de députés En Marche. Des députés moins nombreux et marchant plus facilement au pas :  il ne faut pas que retombe le vent nouveau qui souffle depuis mercredi sur la démocratie en France, version Vᵉ République allégée.

Michel Rouger

05/04/2018

Nono