Vu, lu, entendu... Afrique

07/02/2012

Yacouba, l'homme qui arrêta le désert




Au début des années 80, la famine contraint le quart des habitants du Sahel a quitté leur terre désséchée. Le jeune Yacouba Sawadogo se refuse à partir. Il expérimente à partir d' une technique traditionnelle  qu'il améliore, le Zaï. Les anciens grattaient la terre de façon superficielle pendant la saison des pluies afin de permettre à l'eau de s'infiltrer. Yacouba élargit et approfondit les trous de Zaï pour faire des petits puits. Il les protège de cordons pierreux pour retenir l'eau.

Son travail est mal perçu par sa communauté parce qu'il ose défier la tradition. En réponse, Yacouba plante des arbres qui protègent le sol et attirent les termites. Intéressants les termites : comme les vers de terre, ces insectes morcellent le sol en creusant et décomposant la matière organique ce qui rend la terre plus riche en nutriments.
Les saisons passent et le désert reverdit. En 1990, alors que la sécheresse s'installe à nouveau, seules ses parcelles résistent.

Aujourd'hui, ses techniques sont connues du Mali au Niger et attirent les scientifiques occidentaux.
Un site très bien documenté et un film documentaire est disponible sur le site du producteur  « The man who stopped the desert »






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Le billet de la semaine

​L'Étranger, toujours

Comme une fatalité. Chaque élection présidentielle apporte sa méprise. Ainsi le jeune Président élu en mai 2017 a aussitôt muté en vieux politicien utilisant les ficelles les plus usées. Revoilà l'immigration. Alors qu'elle n'est pas apparue dans les priorités des Gilets Jaunes et du Grand débat national, le Président pousse le sujet, impose aux députés et sénateurs d'en débattre, empoisonne les esprits en alléguant que le droit d'asile est détourné par des réseaux. L'Étranger pris en otage, toujours. Le président pourrait rappeler les faits. Citer les chiffres réels. Démontrer la capacité d'accueil du pays des Droits de l'homme aujourd'hui parmi les mal classés de l'Union européenne. Souligner que personne ne quitte son pays sans déchirement. Que le migrant arrive exténué, martyrisé en chemin. S'appuyer surtout sur l'esprit d'accueil qui se manifeste dans toute la France. Cela ferait un beau discours politique, qui grandirait le pays  et le candidat à la Présidentielle de 2022 descendu aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite pour en faire son seul challenger.

Michel Rouger

07/10/2019

Nono












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