Vu, lu, entendu... Afrique

13/03/2013

Une marche bretonne contre l'excision




À l'initiative d'une association bretonne, "Marche en corps", deux-cents participants ont quitté samedi matin 9 mars la ville de Quimperlé, jumelée avec la ville malienne de Nara, la majorité d'entre-eux étant venus soutenir sur une partie du parcours les quinze personnes ayant prévu de faire la totalité de la marche. L'association s'est engagée dans ce combat en 2006, pour répondre à la demande de soutien de femmes maliennes alors venues en délégation à Quimperlé.

Accompagnés par des ânes, ces marcheurs vont parcourir 29 étapes d'environ 15 kilomètres par jour avant d'arriver, le 7 avril, à Angers, ville jumelée à Bamako, la capitale du Mali.

Les participants à la marche apportent une contribution financière de 5 euros par jour. L'argent ainsi récolté doit être utilisé pour financer un autre projet contre l'excision entre Nara et Bamako, quand la situation sur place le permettra.

Selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), les mutilations sexuelles féminines concernent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde. Dans les 29 pays de l'Afrique et du Moyen-Orient où ces pratiques sont concentrées, au moins 30 millions de filles âgées de moins de 15 ans peuvent encore y être exposées, d'après les dernières évaluations de l'Unicef.

Voir aussi sur le blog Rebelles non violents : Au Sénégal, 120 communautés contre l'excision





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires