Vu, lu, entendu... Afrique

16/01/2014

Le parcours de Rachel, l'enfant des rues de Kinshasa




Le parcours de Rachel, l'enfant des rues de Kinshasa
Rachel Mwanza a à peine 11 ans quand elle est accusée d’être une sorcière. Après un exorcisme qui ne donne pas de résultats,  elle est chassée de chez elle par sa mère et vit plusieurs années dans les rues de Kinshasa. Elle y sera frappée, humiliée et sexuellement abusée.
 
Elle a 14 ans lorsque le réalisateur québecois Kim Nguyen est à Kinshasa, en quête d’acteurs congolais pour son film Rebelle. Il entend parler de Rachel et la retient pour tenir le premier rôle féminin, celui de Komona, une fillette enrôlée de force par une milice rebelle.
 
Elle reçoit le prix de la meilleure actrice de 17 ans au Festival de Tribeca, à New-York en 2012 et l’Ours d’argent de la meilleure interprétation féminine au festival de Berlin, en 2013 et devient ainsi la première Africaine à recevoir ce prix.
 
Aujourd’hui, elle a 17 ans et habite au Québec où elle apprend à lire et à écrire. Elle estime que cela est une chance mais aussi une opportunité pour devenir l’ambassadrice des jeunes qui sont restés là-bas, dans les rues de Kinshasa… et elle vient tout juste d’être retenue comme Ambassadrice de bonne volonté auprès de l'Unesco.
 
Le 9 janvier est sorti son ouvrage Survivre, pour voir ce Jour écrit avec le concours de Mbépongo Dédy Bilamba.  (Editions Michalon, 192 pages, 16 Euros).
 






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Le billet de la semaine

​Heureux

En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

Nono