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RDC : le prix Sakharov pour "l'homme qui répare les femmes"


22/10/2014



Crédit photo : Paula Allen
Crédit photo : Paula Allen
« Le monde devrait proclamer que le viol de guerre est aussi grave que l'arme chimique et décréter qu'il s'agit là d'une ligne rouge fatale », déclarait il y a un an le docteur Denis Mukwege, gynécologue-obstétricien en République démocratique du Congo (RDC). Il aurait mérité le prix Nobel de la paix. L'Union européenne lui a décerné le prix Sakharov pour la liberté de pensée, honorant les personnes ou les organisations qui ont consacré leur existence à la défense des droits de l'homme et des libertés.

Dans un pays où le viol de masse est devenu une arme de destruction massive, ce médecin qui a fait ses études en France, a été contraint d'évoluer vers la chirurgie réparatrice. L'hôpital de Panzi, dont il est le directeur, « a été créé en 1999 pour venir en aide aux femmes enceintes, contribuer à améliorer la santé reproductrice en luttant contre la mortalité maternelle et infantile. Malheureusement, nos premières patientes furent des femmes et des jeunes filles victimes de violences sexuelles. »

Depuis quelques années, il s'élève publiquement contre cette barbarie et dénonce l'impunité des principaux chefs de guerre et de leurs soutiens. « Le traitement au bloc opératoire ayant montré ses limites, nous n’avons pas eu d’autres choix que d’informer l’opinion publique internationale [...] pour briser l’indifférence, contribuer à traiter les causes de la violence et avancer sur le chemin de la paix. » Des prises de position qui lui valent des menaces et des tentatives d'assassinat dans son pays.

Le journal La Croix lui consacre un article qui s'achève sur de nombreux liens vers ses discours et des blogs sur la RDC. On peut retrouver ici son discours aux Nations Unies du 28 octobre 2012. Voici également le discours qu'il a prononcé à l'occasion de la remise du prix par la Fondation Chirac, le 21 novembre 2013. A découvrir également, un portrait dans Ouest France.

A lire : L'homme qui répare les femmes. Violences sexuelles au Congo. Le combat du docteur Mukwege, de Colette Braeckman, éd. André Versaille, coll. L'international en jeu, 2012, 41 euros


 





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​A la noix

Le camembert vegan à base de noix de cajou débarque sur nos tables, annonce mon journal. Dit comme ça, à la louche, ce camembert est plus que louche. Une faute. De goût. Pire : contre l'esprit. Ce n'est pas une nouvelle mode, comme la poule qui passera bientôt au salon plutôt qu'à la casserole. C'est une tendance lourde. La tendance du faux. Le business de l'agro-chimie s'avance masqué. Il fait croire qu'une pâte de produit exotique HEC (à haute empreinte carbone) est meilleure pour la planète  qu'un fromage AOC en circuit court. Il fabricote, en touillant des molécules, du faux steak saignant, des faux œufs, des fausses langoustines. Et pirate, en transformant les cerveaux en pâte molle, notre patrimoine culturel immatériel. Le pays aux 1 200 fromages doit résister. Continuer à têter sereinement le lait bio de notre vache à la mamelle généreuse qui broute et rumine paisiblement sur nos vertes prairies. La vache, le plus vegan de nos amis les animaux. 

Michel Rouger

08/02/2018

Nono