Vu, lu, entendu... Afrique

25/09/2012

L'Afrique mutilée d'Aminata Traoré



L'Afrique mutilée d'Aminata Traoré
« Aujourd’hui nous ne pensons et n’agissons que par un occident dépaysé, envahi par ses propres maux » Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture du Mali, en est certaine :  les difficultés auxquelles sont confrontés les pays occidentaux doivent obliger l'Afrique à penser son propre modèle de développement car « ces pays n'ont pas d'autres choix que de vivre de la misère et de la souffrance des Africains ». Elle l'écrit haut et fort dans son dernier livre "L'Afrique mutilée"

« L’Afrique humiliée est d’abord une Afrique mutilée pour ses immenses ressources naturelles dont l’économie mondiale a cruellement besoin. Les politiques de pillage de nos économies avec la complicité de dirigeants « démocratiquement » élus mais corrompus, ainsi que les réformes structurelles non concertées et non conformes aux besoins vitaux des populations sont mutilantes », a-t-elle expliqué lors de la conférence organisée pour le lancement de son livre par le Forum pour un autre Mali (FORAM) et le Centre Amadou Hampâté BA (CAHBA) le 13 septembre dernier au Palais de la Culture de Bamako.

" L’Afrique mutilée ", c'est aussi l'espoir de compter sur les femmes, forces silencieuses qui doivent assurer la transition entre la tradition et la modernité et prendre leurs responsabilités. « Intellectuellement et moralement outillées, nous, femmes du Mali, avons une nouvelle page de l’histoire de notre pays à écrire, ensemble, avec nos hommes, à condition de ne plus nous tromper de modèle de développement et de système politique »

Lire aussi l'article de Kassim Traoré dans Mali Actualités





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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