25/09/2012

L'Afrique mutilée d'Aminata Traoré



L'Afrique mutilée d'Aminata Traoré
« Aujourd’hui nous ne pensons et n’agissons que par un occident dépaysé, envahi par ses propres maux » Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture du Mali, en est certaine :  les difficultés auxquelles sont confrontés les pays occidentaux doivent obliger l'Afrique à penser son propre modèle de développement car « ces pays n'ont pas d'autres choix que de vivre de la misère et de la souffrance des Africains ». Elle l'écrit haut et fort dans son dernier livre "L'Afrique mutilée"

« L’Afrique humiliée est d’abord une Afrique mutilée pour ses immenses ressources naturelles dont l’économie mondiale a cruellement besoin. Les politiques de pillage de nos économies avec la complicité de dirigeants « démocratiquement » élus mais corrompus, ainsi que les réformes structurelles non concertées et non conformes aux besoins vitaux des populations sont mutilantes », a-t-elle expliqué lors de la conférence organisée pour le lancement de son livre par le Forum pour un autre Mali (FORAM) et le Centre Amadou Hampâté BA (CAHBA) le 13 septembre dernier au Palais de la Culture de Bamako.

" L’Afrique mutilée ", c'est aussi l'espoir de compter sur les femmes, forces silencieuses qui doivent assurer la transition entre la tradition et la modernité et prendre leurs responsabilités. « Intellectuellement et moralement outillées, nous, femmes du Mali, avons une nouvelle page de l’histoire de notre pays à écrire, ensemble, avec nos hommes, à condition de ne plus nous tromper de modèle de développement et de système politique »

Lire aussi l'article de Kassim Traoré dans Mali Actualités








Le billet de la semaine

​Bolloré en Indochine


Frappé en ce moment par la fuite de journalistes craignant de subir à leur tour, avec l’intrusion du Groupe Bolloré, la dérive droitière de Cnews, le journal L’Express va pouvoir au moins, dans un premier temps, conter les belles histoires du dit Groupe. La dernière se passe au Cambodge. Par amour du caoutchouc, le groupe  français accapare en 2008 des terres ancestrales de l’ethnie Bunong et y plante des hévéas. En 2015, des paysans se rebellent. Suivent divers épisodes. Le dernier a eu lieu le 2 juillet devant le tribunal de Nanterre et a été marqué par une belle victoire du droit français : celui de Bolloré contre les paysans cambodgiens incapables, ces indigènes, de fournir des droits de propriétés en bonne et due forme. Pour prix de leur toupet, ils devront payer en outre une indemnité de procédure au planteur français. L’avocat des Bunongs a aussitôt fait appel. Suspense. Le prochain épisode de Bolloré en Indochine sera à suivre, dans L’Express bien sûr. 

Michel Rouger
20210708_bollore_en_indochine.mp3 20210708 Bolloré en Indochine.mp3  (1.17 Mo)


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