Vu, lu, entendu... Afrique

Francophonie: aidons les jeunes lecteurs du Congo


03/06/2015



Francophonie: aidons les jeunes lecteurs du Congo
Une belle opération de solidarité culturelle est menacée. Il y a toute juste 10 ans, pour aider à rouvrir une bibliothèque publique de Brazzaville, 6 000 livres étaient acheminés dans la capitale congolaise par une association rennaise, le MIDAF (Mouvement International pour le Développement de l'Afrique Francophone). Fabriquant des étagères, classant les 6000 livres, les militants du MIDAF permettaient à la bibliothèque de la MJC Ouenzé de rouvrir. 

Ils n'en restaient pas là. L'année d'après, en 2006, avec l'association sœur, MIDAF Congo, ils créaient des Clubs de lecture dans les lycées publics de Brazzaville avant de lancer tous les 2 ans, un stage/festival de plusieurs jours, les "Rencontres du Livre Vivant" (RELIV).

La 4° édition de ces Rencontres est prévue cette année du 14 au 17 juillet. Mais aura-t-elle lieu ? Les financements sont insuffisants pour les transports, les hébergements, la réalisation de trois livres, etc. Il faut trouver rapidement 5 000 euros. D'où l'appel aux dons lancé sur la plate-forme Ulule.Que vivent les Reliv ! Il faut réagir rapidement, d'ici le 22 juin.
 





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono