Vu, lu, entendu... Afrique

02/10/2014

Bas salaires : l'Ethiopie attire les multinationales




Bas salaires : l'Ethiopie attire les multinationales
Des firmes chinoises, turques et indiennes, des sociétés occidentales comme le géant du prêt-à-porter suédois H&M ou Unilever… Les multinationales du monde entier s'intéressent de plus en plus aujourd'hui à l'Éthiopie attirées bien sûr par les bas salaires : le salaire ouvrier mensuel tourne autour de 27 dollars soit un peu plus de 21 euros.  La firme britannique Pittards, qui fabrique des articles de cuir, travaille, elle, en Éthiopie depuis environ un siècle et poursuit son développement. Un reportage à lire sur Equal Times, le portail de la Confédération syndicale internationale.





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​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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