Vu, lu, entendu...

20/06/2012

Rio+20 : le pire et le meilleur



Le Sommet de la Terre organisé à Rio aura été un échec. Il aura surtout mis en évidence l'influence croissante exercée sur l'administration, les diplomates, les dirigeants de l'ONU et donc sur les négociations, par les multinationales de la finance et de l'industrie. Cette influence a été notamment mis en évidence dans un rapport des Amis de la Terre .

L'ONG a réalisé aussi avec le mouvement Attac et d'autres organisations cette vidéo expliquant la stratégie des grandes firmes dans la dernière période. Autre initiative : quelque 400 organisations de la société civile représentant des millions de personnes de par le monde ont signé une déclaration – initiée par les Amis de la Terre International et neuf autres organisations – dénonçant la domination de l’ONU par les entreprises. À noter encore qu'à la veille du Sommet, des milliers de femmes de trente mouvements sociaux et paysans ont défilé à Rio contre « l'économie verte » prônée au sommet de l'ONU.

Une forte mobilisation locale

Cette contestation a été au cœur du Sommet des Peuples  organisé à une quarantaine de kilomètres du Sommet officiel et qui a réuni quelque 200 associations, syndicats et ONG. Un Sommet des Peuples qui a fait écho aux multiples initiatives surgies localement. 

Un exemple au hasard, entre des milliers, ce travail réalisé par les futurs ingénieurs de l'École des Métiers de l'Environnement à Rennes que l'on peut voir sur cette vidéo. À découvrir aussi le réseau d'étudiants CliMates présenté sur kiagi.org  et cette autre page de kiagi.org  réunissant de significatifs témoignages de jeunes. 





Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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