Vu, lu, entendu...

19/07/2013

Proud not primitive, fier mais pas primitif




Proud not primitive, fier mais pas primitif
Parce qu'il fait beau et qu'on a le temps, les vacances donnent souvent l'occasion d'aller à la rencontre de l'autre, qu'il soit à des milliers de kilomètres ou à la porte de chez soi. Cet autre recouvert de stéréotypes parce qu'il n'est pas nous.

Proud but not primitive, la nouvelle campagne de SURVIVAL INTERNATIONAL a démarré début juillet et nous invite à reconsidérer notre vision des peuples dits primitifs.

Le mot induit que, de part leur proximité de l'origine, ils sont éloignés de tout modernisme donc de toute humanité. De ce fait, la démonstration devient simple : puisqu'ils sont "arriérés" ils ont besoin qu'on réfléchisse pour eux le " développement". Pour eux donc, les super projets comme les barrages et l'exploitation des mines : ils auront enfin la richesse des biens de consommation.

Leurs droits à la terre ? leurs choix pour l'avenir ? Trop arriérés pour y comprendre quelque chose..

Payez pour tout

« Il est complètement absurde que des étrangers viennent nous imposer le développement. Le développement peut-il être possible s’il détruit l’environnement qui nous procure nourriture, eau et dignité ? Vous devez payer pour prendre un bain, pour vous nourrir ou même boire de l’eau. Chez nous, nous n’avons pas besoin d’acheter l’eau comme vous et nous pouvons nous nourrir partout gratuitement ». C'est un "arriéré" qui le dit, un chef dongria kondh de l’Etat d’Orissa, Lodu Sikaka.

Il serait temps de se mettre d'accord sur la définition d' "arriéré", non ?

Pour en savoir plus sur la campagne, cliquer ici






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Le billet de la semaine

​L'Étranger, toujours

Comme une fatalité. Chaque élection présidentielle apporte sa méprise. Ainsi le jeune Président élu en mai 2017 a aussitôt muté en vieux politicien utilisant les ficelles les plus usées. Revoilà l'immigration. Alors qu'elle n'est pas apparue dans les priorités des Gilets Jaunes et du Grand débat national, le Président pousse le sujet, impose aux députés et sénateurs d'en débattre, empoisonne les esprits en alléguant que le droit d'asile est détourné par des réseaux. L'Étranger pris en otage, toujours. Le président pourrait rappeler les faits. Citer les chiffres réels. Démontrer la capacité d'accueil du pays des Droits de l'homme aujourd'hui parmi les mal classés de l'Union européenne. Souligner que personne ne quitte son pays sans déchirement. Que le migrant arrive exténué, martyrisé en chemin. S'appuyer surtout sur l'esprit d'accueil qui se manifeste dans toute la France. Cela ferait un beau discours politique, qui grandirait le pays  et le candidat à la Présidentielle de 2022 descendu aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite pour en faire son seul challenger.

Michel Rouger

07/10/2019

Nono












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