Vu, lu, entendu...

19/07/2013

Proud not primitive, fier mais pas primitif




Proud not primitive, fier mais pas primitif
Parce qu'il fait beau et qu'on a le temps, les vacances donnent souvent l'occasion d'aller à la rencontre de l'autre, qu'il soit à des milliers de kilomètres ou à la porte de chez soi. Cet autre recouvert de stéréotypes parce qu'il n'est pas nous.

Proud but not primitive, la nouvelle campagne de SURVIVAL INTERNATIONAL a démarré début juillet et nous invite à reconsidérer notre vision des peuples dits primitifs.

Le mot induit que, de part leur proximité de l'origine, ils sont éloignés de tout modernisme donc de toute humanité. De ce fait, la démonstration devient simple : puisqu'ils sont "arriérés" ils ont besoin qu'on réfléchisse pour eux le " développement". Pour eux donc, les super projets comme les barrages et l'exploitation des mines : ils auront enfin la richesse des biens de consommation.

Leurs droits à la terre ? leurs choix pour l'avenir ? Trop arriérés pour y comprendre quelque chose..

Payez pour tout

« Il est complètement absurde que des étrangers viennent nous imposer le développement. Le développement peut-il être possible s’il détruit l’environnement qui nous procure nourriture, eau et dignité ? Vous devez payer pour prendre un bain, pour vous nourrir ou même boire de l’eau. Chez nous, nous n’avons pas besoin d’acheter l’eau comme vous et nous pouvons nous nourrir partout gratuitement ». C'est un "arriéré" qui le dit, un chef dongria kondh de l’Etat d’Orissa, Lodu Sikaka.

Il serait temps de se mettre d'accord sur la définition d' "arriéré", non ?

Pour en savoir plus sur la campagne, cliquer ici






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Le billet de la semaine

​Méditation

La méditation étant devenue la recette du bonheur face aux brutalités du temps, méditons. Avons-nous suffisamment pensé à Jacques Chirac tous ces jours-ci ? Clairement non. A la fulguration surtout de 1995 sur « la fracture sociale » et ce qui s'en suivit, c'est-à-dire rien. Pourquoi rien ? Parce qu'il aimait les gens. La fracture s'aggrava mais les gens, sentant qu'il les aimait, l'aimèrent pour toujours, spécialement à sa mort. Aujourd'hui, le président aggrave aussi la fracture sociale. A partir du 1er novembre, la réforme de l'assurance chômage va jeter des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté. Mais s'il se faisait aimer en aimant autant les gens que Jacques Chirac, ça passerait. Pourquoi a-t-on besoin d'être aimé de notre monarque républicain ? Pour oublier ? A creuser à la prochaine méditation. 

Michel Rouger

02/10/2019

Nono












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