Vu, lu, entendu...

Portraits sonores des oubliés de nos campagnes


02/01/2014

La pauvreté n’existe pas seulement sous nos ponts ou sur nos trottoirs, comme autant de traces visibles dans nos villes. Elle sème ses graines dans nos champs et nos vallées, trop loin de nos yeux pour qu’on la considère. Cinq photographes sont donc allés à la rencontre de ces « oubliés de nos campagnes », pour les rappeler à notre mémoire collective.




Le Secours Catholique et l'Agence Myop sont à l'origine de ce travail et de l'exposition qui lui était consacrée à l'espace éphémère jusqu'au 1ᵉʳ Décembre. Un site présente l'ensemble des 28 portraits sous forme de photos et d'interviews. « Car cette précarité en milieu rural n’est pas seulement invisible ; elle est aussi silencieuse. Alors, on ne se contente pas de lui redonner un visage. On lui offre une voix ».







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Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécu cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

Nono