Vu, lu, entendu...

Portraits sonores des oubliés de nos campagnes


02/01/2014

La pauvreté n’existe pas seulement sous nos ponts ou sur nos trottoirs, comme autant de traces visibles dans nos villes. Elle sème ses graines dans nos champs et nos vallées, trop loin de nos yeux pour qu’on la considère. Cinq photographes sont donc allés à la rencontre de ces « oubliés de nos campagnes », pour les rappeler à notre mémoire collective.




Le Secours Catholique et l'Agence Myop sont à l'origine de ce travail et de l'exposition qui lui était consacrée à l'espace éphémère jusqu'au 1ᵉʳ Décembre. Un site présente l'ensemble des 28 portraits sous forme de photos et d'interviews. « Car cette précarité en milieu rural n’est pas seulement invisible ; elle est aussi silencieuse. Alors, on ne se contente pas de lui redonner un visage. On lui offre une voix ».







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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono