Vu, lu, entendu...

02/01/2014

Portraits sonores des oubliés de nos campagnes


La pauvreté n’existe pas seulement sous nos ponts ou sur nos trottoirs, comme autant de traces visibles dans nos villes. Elle sème ses graines dans nos champs et nos vallées, trop loin de nos yeux pour qu’on la considère. Cinq photographes sont donc allés à la rencontre de ces « oubliés de nos campagnes », pour les rappeler à notre mémoire collective.


Le Secours Catholique et l'Agence Myop sont à l'origine de ce travail et de l'exposition qui lui était consacrée à l'espace éphémère jusqu'au 1ᵉʳ Décembre. Un site présente l'ensemble des 28 portraits sous forme de photos et d'interviews. « Car cette précarité en milieu rural n’est pas seulement invisible ; elle est aussi silencieuse. Alors, on ne se contente pas de lui redonner un visage. On lui offre une voix ».







Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












Partenaires