Vu, lu, entendu...

30/06/2013

Accaparement des terres en Sierra Leone : Bolloré accusé



Accaparement des terres en Sierra Leone : Bolloré accusé
Le groupe français Bolloré est mis en cause dans un rapport d’Oakland Institute, une ONG basée en Californie spécialiste du phénomène d’accaparement des terres. En Sierra Leone, le groupe s’installe sur 6 500 hectares pour produire de l’huile de palme. D"autres ONG l'ont rejointe parmi lesquels Foi et Justice du Cameroun, Grain et SWISSAID de Suisse.

Les douze ONG actives dans le domaine de la lutte contre l’accaparement des terres agricoles dans les pays en développement ont accusé, le 3 juin, l'entrepreneur français Vincent Bolloré et l’homme d'affaires belge Hubert Fabri de «recourir à l'intimidation pour museler l’opposition à leurs projets» d’huile de palme en Sierra Leone.

La société financière des caoutchoucs (Socfin), détenue par les deux magnats européens, vient de lancer des poursuites judiciaires contre  une ONG sierra-léonaise, Green Scenery, pour les rapports qu’elle a publiés sur les activités de la société, où il apparaissait l’absence de compensation adéquate, la corruption et les pressions exercées sur les propriétaires terriens et les chefs afin qu’ils signent des accords pour céder leurs terres.

Pour en savoir plus, lire le communiqué






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Retraitons

65 articles, 22 000 amendements… En ce moment, douze heures par jour, les députés de la commission retraite traitent et retraitent la réforme des retraites avant que l’Assemblée à partir du 17 février, traite et retraite derechef la réforme des retraites sachant que personne ne veut battre en retraite... Jeux de mots faciles ? Oui, et indécents tant les inégalités sont et resteront au cœur du système. Mais n’est-ce pas cela qui caractérise cette réforme et bien d’autres gestes politiques en ce moment : un jeu de mots. On joue avec les mots, on se paye de mots. Quand le fleuve de mots du "Grand débat"  finit perdu dans les sables, quand la promesse présidentielle d’une société plus humaine est étouffée par les violences policières, quand les actes révèlent l’imposture d’un projet "et de droite et de gauche", quand chaque réforme dite juste se révèle injuste, les mots perdent leur sens, la confusion règne. Difficile alors pour l’opinion d’adhérer à cette réforme des retraites, quoi que fassent les députés jusque tard dans la nuit.

Michel Rouger

06/02/2020

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