Vu, lu, entendu...

20/02/2014

Mobilisation pour le viticulteur bio poursuivi



Emmanuel Giboulot, viticulteur bio dans le département de la Côte-d'Or, exploite depuis plus de quarante ans 10 hectares de vignes en agriculture biologique et biodynamique. En juin 2013, pour contrer l'hypothétique épidémie d'une maladie de la vigne, le préfet de Côte-d'Or a pris un arrêté exigeant que tous les vignerons devront traiter leur vigne contre la citadelle, l'insecte qui répand la maladie. Emmanuel Giboulot refuse de déverser un dangereux pesticide sur sa vigne : même l'insecticide le moins polluant contre la citadelle tue les abeilles et la faune auxiliaire…

Une pétition  a recueilli plus de 350 000 signatures. Le reportage ci-dessus est de FR3 Bourgogne. Lundi 24 février, très entouré, Emmanuel Giboulot est passé devant le tribunal correctionnel de Dijon. Il encourait jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. La procureur a réclamé une amende de 1 000 euros dont la moitié avec sursis. Jugement le 7 avril.




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












Partenaires