Vu, lu, entendu...

Mobilisation pour le viticulteur bio poursuivi


20/02/2014



Emmanuel Giboulot, viticulteur bio dans le département de la Côte-d'Or, exploite depuis plus de quarante ans 10 hectares de vignes en agriculture biologique et biodynamique. En juin 2013, pour contrer l'hypothétique épidémie d'une maladie de la vigne, le préfet de Côte-d'Or a pris un arrêté exigeant que tous les vignerons devront traiter leur vigne contre la citadelle, l'insecte qui répand la maladie. Emmanuel Giboulot refuse de déverser un dangereux pesticide sur sa vigne : même l'insecticide le moins polluant contre la citadelle tue les abeilles et la faune auxiliaire…

Une pétition  a recueilli plus de 350 000 signatures. Le reportage ci-dessus est de FR3 Bourgogne. Lundi 24 février, très entouré, Emmanuel Giboulot est passé devant le tribunal correctionnel de Dijon. Il encourait jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. La procureur a réclamé une amende de 1 000 euros dont la moitié avec sursis. Jugement le 7 avril.




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono