Vu, lu, entendu...

Mobilisation pour le viticulteur bio poursuivi


20/02/2014



Emmanuel Giboulot, viticulteur bio dans le département de la Côte-d'Or, exploite depuis plus de quarante ans 10 hectares de vignes en agriculture biologique et biodynamique. En juin 2013, pour contrer l'hypothétique épidémie d'une maladie de la vigne, le préfet de Côte-d'Or a pris un arrêté exigeant que tous les vignerons devront traiter leur vigne contre la citadelle, l'insecte qui répand la maladie. Emmanuel Giboulot refuse de déverser un dangereux pesticide sur sa vigne : même l'insecticide le moins polluant contre la citadelle tue les abeilles et la faune auxiliaire…

Une pétition  a recueilli plus de 350 000 signatures. Le reportage ci-dessus est de FR3 Bourgogne. Lundi 24 février, très entouré, Emmanuel Giboulot est passé devant le tribunal correctionnel de Dijon. Il encourait jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. La procureur a réclamé une amende de 1 000 euros dont la moitié avec sursis. Jugement le 7 avril.




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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

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Nono