Vu, lu, entendu...

19/09/2012

Le voyage d'une tomate vu par Emile Loreaux



Le voyage d'une tomate vu par Emile Loreaux
Bientôt finie la saison des tomates. Envie de savoir comment elles arrivent dans votre assiette ? La rédaction vous conseille d'aller jeter un œil sur le travail d'Emile Loreaux, photographe de son état. 

« Qui suis-je ? Il y a des questions sans réponses, mais quant à connaître la provenance d'une tomate que l'on vient d'acheter, si on le souhaite, c'est possible. J'ai déchiré le morceau de carton où il y avait l'adresse des tomates et je me suis rendu à Rungis tel un étranger avec un petit bout de papier qu'il ne sait pas lire. » écrit-il sur le site de Photographie.com.  « Je n'avais pas beaucoup d'espoir sur la qualité de ces tomates qui ne pourrissent pas, ni sur les raisons qui les faisaient venir de si loin, et je suis passé des invitations aux menaces lorsque j'ai voulu rencontrer les travailleurs » poursuit-il. Ils sont payés 2 euros de l'heure : qu'il ait rencontré de la résistance du côté des patrons, on comprend.

Pour voir le travail d'Emile Loreaux et le périple de sa tomate voyageuse, rendez-vous sur le site Picture Tank et l'article du Monde « Emile Loreaux : Hypermarché Carrefour, centre commercial Créteil Soleil »

Pour mieux comprendre, voir aussi le site Ecologie positive





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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