Vu, lu, entendu...

19/09/2012

Le voyage d'une tomate vu par Emile Loreaux




Le voyage d'une tomate vu par Emile Loreaux
Bientôt finie la saison des tomates. Envie de savoir comment elles arrivent dans votre assiette ? La rédaction vous conseille d'aller jeter un œil sur le travail d'Emile Loreaux, photographe de son état. 

« Qui suis-je ? Il y a des questions sans réponses, mais quant à connaître la provenance d'une tomate que l'on vient d'acheter, si on le souhaite, c'est possible. J'ai déchiré le morceau de carton où il y avait l'adresse des tomates et je me suis rendu à Rungis tel un étranger avec un petit bout de papier qu'il ne sait pas lire. » écrit-il sur le site de Photographie.com.  « Je n'avais pas beaucoup d'espoir sur la qualité de ces tomates qui ne pourrissent pas, ni sur les raisons qui les faisaient venir de si loin, et je suis passé des invitations aux menaces lorsque j'ai voulu rencontrer les travailleurs » poursuit-il. Ils sont payés 2 euros de l'heure : qu'il ait rencontré de la résistance du côté des patrons, on comprend.

Pour voir le travail d'Emile Loreaux et le périple de sa tomate voyageuse, rendez-vous sur le site Picture Tank et l'article du Monde « Emile Loreaux : Hypermarché Carrefour, centre commercial Créteil Soleil »

Pour mieux comprendre, voir aussi le site Ecologie positive





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Le billet de la semaine

​Heureux

En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

Nono