Vu, lu, entendu...

19/09/2012

Le voyage d'une tomate vu par Emile Loreaux




Le voyage d'une tomate vu par Emile Loreaux
Bientôt finie la saison des tomates. Envie de savoir comment elles arrivent dans votre assiette ? La rédaction vous conseille d'aller jeter un œil sur le travail d'Emile Loreaux, photographe de son état. 

« Qui suis-je ? Il y a des questions sans réponses, mais quant à connaître la provenance d'une tomate que l'on vient d'acheter, si on le souhaite, c'est possible. J'ai déchiré le morceau de carton où il y avait l'adresse des tomates et je me suis rendu à Rungis tel un étranger avec un petit bout de papier qu'il ne sait pas lire. » écrit-il sur le site de Photographie.com.  « Je n'avais pas beaucoup d'espoir sur la qualité de ces tomates qui ne pourrissent pas, ni sur les raisons qui les faisaient venir de si loin, et je suis passé des invitations aux menaces lorsque j'ai voulu rencontrer les travailleurs » poursuit-il. Ils sont payés 2 euros de l'heure : qu'il ait rencontré de la résistance du côté des patrons, on comprend.

Pour voir le travail d'Emile Loreaux et le périple de sa tomate voyageuse, rendez-vous sur le site Picture Tank et l'article du Monde « Emile Loreaux : Hypermarché Carrefour, centre commercial Créteil Soleil »

Pour mieux comprendre, voir aussi le site Ecologie positive





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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