Vu, lu, entendu...

06/10/2011

Gaz de schiste, le compte n'y est pas !


La nouvelle de l'abrogation de trois permis d'exploitation du gaz de schiste par la société Total marque-t-elle la victoire de ceux qui se sont mobilisés ? Un article d'OWNI décripte la situation.



Gaz de schiste, le compte n'y est pas !
« En décidant d’abroger seulement trois permis d’exploration d’hydrocarbures dans le Sud de la France», déclare d'emblée Owni, Nicolas Sarkozy est loin de fermer la porte aux gaz de schiste. »

Pour trois permis abrogés pour Total qui visaient explicitement l'exploitation des gaz de schiste, "61 autres permis d’exploration gaziers et pétroliers restent en vigueur en France. Ils ouvrent la voie aux gaz de schiste et autres hydrocarbures non conventionnels"A suivre sur le site d'OWNI

Ainsi la situation n'est toujours pas clarifiée pour les militants et les élus du parc du Lubéron ou de la vallée du Verdon rencontrés par le reporter d'Histoires Ordinaires en juin dernier.

    A lire ou à relire "Françoise et Bernard n'aiment pas cette vilaine odeur de ga z"

A voir ou revoir, le combat des militants et des élus du Parc du Lubéron






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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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