Vu, lu, entendu...

20/12/2011

Sur les écrans : « Tous au Larzac »



Sur les écrans : « Tous au Larzac »
Le Larzac, vous connaissez? Un plateau calcaire de l'Aveyron, oui mais... C'est pour un certain nombre d'entre nous, onze ans de lutte entre 1970 à 1981 pour refuser l'extension du camp militaire, installé en 1906 sur une superficie de 3 000 hectares. Il devait s'agrandir de 14 000 hectares sur douze communes. Lever de boucliers des paysans nés sur cette terre, rejoints par des alternatifs dans la mouvance de 68.

« Gardarem lou Larzac », chantait-on alors dans les rassemblements, les marches et les occupations de cette lutte qui dès le départ, s'est voulue non-violente, locale et solidaire, ce qui n'est pas une mince affaire étant donné la diversité des opposants. Contre vents et marées, les leaders paysans, Guy et Marizette Tarlier, Michel Courtin, Pierre Bonnefous, Léon Maille, José Bové et d'autres maintiendront l'unité démocratique du mouvement.

Ce sont eux (sauf Guy Tarlier décédé en 1992) qui témoignent dans le film de Christian Rouaud, avec humour et modestie. Christian Rouaud sait les faire parler entre les images d'archives de la lutte, les champs couverts de céréales vibrant dans le vent et le silence fort de l'émotion.

Comme l'écrit une de nos lectrices, « Bel exemple de rébellion non-violente. Tout ce monde, ruraux, ouvriers, non-violents, sachant vivre dans le respect (parfois étonnés, certes!) doit nous consolider dans nos idéaux de s'indigner, de résister jusqu'à désarmer l'autre par des alternatives à la violence. »
 
Le film a fait surgir des images dans les souvenirs d'un de nos lecteurs : lire son témoignage sur notre blog Rebelles non-violents




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Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

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