Vu, lu, entendu...

« Novlangue : le vrai fardeau de la dette »


17/10/2015




Altermondes s’attaque à la langue de bois, à la "novlangue" qui manipule aujourd'hui les esprit. « Les mots que nous utilisons en disent souvent plus que le sens que nous voudrions leur donner, certains finissent même par faire écran de fumée à la réalité qu’ils prétendent décrire. Il en faudrait des bûcherons pour abattre toute cette langue de bois. » 

Franck Lepage, créateur des conférences gesticulées et fervent militant de l’éducation populaire, s’est attelé à la tâche avec son compère Philippe Merlant, journaliste, co-auteur de Médias : la faillite d’un contre-pouvoir (Fayard, 2009). Dans un texte et une courte vidéo, le duo, avec humour et des mots simples, s'attaque ici au discours sur la fameuse dette qui vise « surtout à générer de la culpabilité ».  « L’économie moderne, disent-ils notamment, a dénaturé le sens de la dette (...) nulle part les plans d’austérité imposés au prétexte de (la) rembourser n’ont réussi à la  réduire (...) Et si le vrai fardeau de la dette résidait dans ce système de croyance dont il faudrait pourtant se défaire. »  
 





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Le billet de la semaine

​Londres-Paris-Alger

Ce 29 mars 2019, la Grande-Bretagne devait hisser les voiles du Brexit et s'éloigner gaiement des côtés européennes avec à la manœuvre la paire Farage-Johnson braillant le God save the Queen pinte au vent. But no. Et que Dieu sauve la reine en effet, tant les deux fieffés menteurs ont enlisé le peuple anglais dans une jelly épaisse. Parallèlement, à Paris, la monarchie républicaine vient de taper avec une violence inouie sur une partie de son  peuple et les appareils politiques semblent aussi has been que le Labour ou les Tories. Dans les deux riches et vieux pays, l'esprit démocratique semble fatigué. Qu'ils regardent alors au-delà d'une autre mer, au sud. Par des manifestations monstres, joyeuses et non-violentes, toutes générations et milieux confondus, le peuple algérien a fait plier la caste des profiteurs qui l'assujettit depuis l'indépendance. Nul ne connaît les lendemains de cette révolution pacifique mais la rue algérienne est sûrement une source d'inspiration pour les anciens empires, n'est-il pas ?  

Michel Rouger

28/03/2019

Nono