Vu, lu, entendu...

17/10/2015

« Novlangue : le vrai fardeau de la dette »



Altermondes s’attaque à la langue de bois, à la "novlangue" qui manipule aujourd'hui les esprit. « Les mots que nous utilisons en disent souvent plus que le sens que nous voudrions leur donner, certains finissent même par faire écran de fumée à la réalité qu’ils prétendent décrire. Il en faudrait des bûcherons pour abattre toute cette langue de bois. » 

Franck Lepage, créateur des conférences gesticulées et fervent militant de l’éducation populaire, s’est attelé à la tâche avec son compère Philippe Merlant, journaliste, co-auteur de Médias : la faillite d’un contre-pouvoir (Fayard, 2009). Dans un texte et une courte vidéo, le duo, avec humour et des mots simples, s'attaque ici au discours sur la fameuse dette qui vise « surtout à générer de la culpabilité ».  « L’économie moderne, disent-ils notamment, a dénaturé le sens de la dette (...) nulle part les plans d’austérité imposés au prétexte de (la) rembourser n’ont réussi à la  réduire (...) Et si le vrai fardeau de la dette résidait dans ce système de croyance dont il faudrait pourtant se défaire. »  
 




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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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