Vu, lu, entendu...

17/07/2014

"Penser la culture comme une réponse à la crise"


Dans une interview donnée au journal Les Inrocks, le sociologue Emmanuel Wallon propose une analyse et des perspectives pour sortir le conflit des intermittents du spectacle de ses ornières et invite à "penser la culture comme une réponse à la crise".


 En montrant comment  « Il y a (donc) quelque chose de vicié dès le départ dans la discussion…. à ce jeu du mistigri entre le gouvernement et les partenaires sociaux… », le sociologue rappelle d'abord que « Les observateurs du système, qu’il s’agisse d’experts ou des intermittents eux-mêmes, ont montré qu’il était possible d’en sortir par le haut, avec un cadrage de la négociation par la loi, en rendant obligatoire la consultation systématique des parties intéressées. »

Il situe ensuite les enjeux politiques et sociaux du rétablissement d'une réelle politique culturelle : « La génération montante, instruite dans l’amour de l’art et le sens du bien commun, a besoin de se sentir partie prenante de la société, de voir son travail reconnu au lieu de s’entendre reprocher d’être assistée. » 

Plus loin : « On constate surtout un affadissement et un affaiblissement de la pensée à propos du sens et du besoin de culture dans notre société. Cela ne touche pas que la gauche, mais cela ne l’épargne pas, loin de là. Il y a une certaine confusion entre les consommations culturelles, de plus en plus dominées par les grands groupes, et les pratiques et activités culturelles de chacun. Celles-ci dépendent en partie de l’instruction, du milieu familial, des chances qui ont été données par l’école ou l’université, mais aussi de tout un tissu territorial, d’une variété d’offres, et d’une succession de contacts ou de relais permettant à des individus qui n’étaient pas prédestinés à faire fructifier un gros capital culturel de vivre des expériences, d’accéder à des œuvres et de s’approprier des critères de jugement esthétique. »

A lire absolument directement sur le site de Les Inrocks





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












Partenaires