Vu, lu, entendu...

17/07/2014

"Penser la culture comme une réponse à la crise"


Dans une interview donnée au journal Les Inrocks, le sociologue Emmanuel Wallon propose une analyse et des perspectives pour sortir le conflit des intermittents du spectacle de ses ornières et invite à "penser la culture comme une réponse à la crise".


 En montrant comment  « Il y a (donc) quelque chose de vicié dès le départ dans la discussion…. à ce jeu du mistigri entre le gouvernement et les partenaires sociaux… », le sociologue rappelle d'abord que « Les observateurs du système, qu’il s’agisse d’experts ou des intermittents eux-mêmes, ont montré qu’il était possible d’en sortir par le haut, avec un cadrage de la négociation par la loi, en rendant obligatoire la consultation systématique des parties intéressées. »

Il situe ensuite les enjeux politiques et sociaux du rétablissement d'une réelle politique culturelle : « La génération montante, instruite dans l’amour de l’art et le sens du bien commun, a besoin de se sentir partie prenante de la société, de voir son travail reconnu au lieu de s’entendre reprocher d’être assistée. » 

Plus loin : « On constate surtout un affadissement et un affaiblissement de la pensée à propos du sens et du besoin de culture dans notre société. Cela ne touche pas que la gauche, mais cela ne l’épargne pas, loin de là. Il y a une certaine confusion entre les consommations culturelles, de plus en plus dominées par les grands groupes, et les pratiques et activités culturelles de chacun. Celles-ci dépendent en partie de l’instruction, du milieu familial, des chances qui ont été données par l’école ou l’université, mais aussi de tout un tissu territorial, d’une variété d’offres, et d’une succession de contacts ou de relais permettant à des individus qui n’étaient pas prédestinés à faire fructifier un gros capital culturel de vivre des expériences, d’accéder à des œuvres et de s’approprier des critères de jugement esthétique. »

A lire absolument directement sur le site de Les Inrocks





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46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

Michel Rouger

30/04/2020

Nono












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