Vu, lu, entendu...

09/10/2014

Multinationales écolos ? Le prix Pinocchio est lancé



Multinationales écolos ? Le prix Pinocchio est lancé
Pour la 7° année consécutive, Les Amis de la Terre, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires organisent le Prix Pinocchio du développement durable : le prix, pour résumer, distingue des grandes entreprises qui, dans ce domaine, font l'inverse de ce qu'elles prétendent pour soigner leur communication. Ce sont les internautes qui sélectionnent les plus gros décalages, à leurs yeux, entre les beaux discours et la réalité.
 
Les nominés sont connus et répartis dans trois catégories :
 
« Plus vert que vert » (la campagne de communication la plus trompeuse au regard des activités réelles). Nominés : EDF en Serbie, Pur Projet dans les Andes, GDF-Suez.
 
« Une pour tous, tout pour moi ! » (la politique la plus agressive en terme d’appropriation, de surexploitation ou de destruction des ressources naturelles). Nominés : Shell, Total, le Crédit Agricole. 
 
« Mains sales, poches pleines » (la politique la plus opaque au niveau financier). Nominés : Perenco, Samsung, la société Lyon-Turin Ferroviaire.
 
Les lauréats seront connus lors d'une cérémonie à Paris le 18 novembre. 





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Retraitons

65 articles, 22 000 amendements… En ce moment, douze heures par jour, les députés de la commission retraite traitent et retraitent la réforme des retraites avant que l’Assemblée à partir du 17 février, traite et retraite derechef la réforme des retraites sachant que personne ne veut battre en retraite... Jeux de mots faciles ? Oui, et indécents tant les inégalités sont et resteront au cœur du système. Mais n’est-ce pas cela qui caractérise cette réforme et bien d’autres gestes politiques en ce moment : un jeu de mots. On joue avec les mots, on se paye de mots. Quand le fleuve de mots du "Grand débat"  finit perdu dans les sables, quand la promesse présidentielle d’une société plus humaine est étouffée par les violences policières, quand les actes révèlent l’imposture d’un projet "et de droite et de gauche", quand chaque réforme dite juste se révèle injuste, les mots perdent leur sens, la confusion règne. Difficile alors pour l’opinion d’adhérer à cette réforme des retraites, quoi que fassent les députés jusque tard dans la nuit.

Michel Rouger

06/02/2020

Nono












Partenaires