Vu, lu, entendu...

Sur Arte, la BD « Pilules bleues » : l’amour au temps du sida


25/09/2014



Sur Arte, la BD « Pilules bleues » : l’amour au temps du sida
Les Pilules bleues, c'est une bande dessinée autobiographique de Frederik Peeters. Dans une fête, un jeune illustrateur tombe amoureux de Laura. Elle a un fils, Oscar. Oscar et Laura sont séropositifs. Les pilules bleues, ce sont les médicaments antirétroviraux qu'Oscar doit ingérer tous les jours.

Dans ce roman graphique en noir et blanc, paru en 2001, Frederik Peeters livre une chronique intimiste, amoureuse et poétique, dans l'ombre du sida. D'une case à l'autre, l'auteur-héros montre la vie qui continue, raconte comment on aime et on fonde une famille, malgré la maladie ou avec elle.

« Adapter Pilules bleues, c'est s'engager », estiment Jean-Philippe Amar et Charlotte Sanson, qui en ont fait un film, diffusé ce vendredi 26 septembre sur Arte. L'un est né en 1967, l'autre en 1980. Un homme et une femme qui ont vécu deux époques du sida et s'adressent aux adolescents de la troisième époque, la nôtre, celle où le VIH s'est tellement banalisé que la prévention n'atteint plus ses cibles. Lire le dossier de presse d'Arte, incluant le témoignage des réalisateurs et une interview de Frederik Peeters.

Aujourd'hui, malgré la diversité et l'efficacité des moyens de prévention, l'épidémie continue de progresser, en France, au rythme de 7 000 à 8 000 nouvelles contaminations par an, selon le Conseil national du sida ; et environ 29 000 personnes seraient séropositives sans le savoir.

Pilules bleues, de Frederik Peeters, éd. Atrabile, coll. Flegme, 22 euros

Emilie Lay








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​2018, la révolte

2018 s'achève et il en restera surtout, non pas la victoire de footballeurs millionnaires, mais la révolte des invisibles qui, soudain, n'ont plus supporté de courber l'échine devant les inégalités brutales économiques et sociales imposée par le pouvoir absolu de l'argent. Il y a cinquante ans, la révolte ouvrière et étudiante contre une société archaïque inaugurait quinze années de transformations profondes, notamment la libération des femmes. Après les “évènements de 68”, les “évènements de 2018” ? La révolte des Gilets Jaunes, largement soutenue par l'opinion, peut-elle annoncer un nouveau moment historique où la réduction des inégalités et la défense de la planète, devenues clairement indispensables et indissociables, seraient devenues priorités politiques ? C'est possible mais il faudra cette fois dominer les démons qui se sont réveillés, ceux de la droite extrême qui rêve, dans tout l'Occident en crise, de ramasser la mise...

Michel Rouger

13/12/2018

Nono