Vu, lu, entendu...

28/05/2015

À lire : « Absence injustifiée" de Caroline Troin



À lire : « Absence injustifiée" de Caroline Troin
Caroline Troin, dont les lecteurs d'Histoires Ordinaires ont pu apprécier le regard et l'écriture dans cette rencontre avec Habiba Djahnine, publie aujourd'hui « Absence injustifiée », un livre rassemblant vingt-huit nouvelles sur le thème, comme le nom l'indique, de l'absence qu'elle approche sans sentimentalisme, dans ce qu'elle appelle en sous-titre de l'ouvrage, un « Carnet de voyages sucrés-salés ». L'éditeur, Locus Solus, le présente ainsi  : 

Au croisement de routes inattendues, sur les pistes marocaines ou au fond d’un port atlantique, ce livre dit la beauté de la rencontre. Et la force de son corollaire, la perte. Car l’absence est un fil rouge dans ces textes entre intimité et grand dehors. Celle des proches envolés trop tôt, celle de l’écrivain si souvent en voyage, qui fait rimer Bretagne et infinie complexité du monde. Dans une langue neuve, l’engagement à fleur de peau se fait tendre et mélancolique. La nostalgie pointe, la dérision aussi. Le cynisme n’a pas cours. 

L'ouvrage est préfacé par l’écrivain, traducteur et éditeur François Maspero, décédé en avril dernier (voir notre blog Rebelles non violents) avec lequel Caroline Troin a eu le bonheur de sympathiser en 2008 au Festival de Douarnenez dont elle était alors  la directrice. Elle lui avait remis quelques nouvelles qu'il a beaucoup aimées : « Un des dons de Caroline, écrit-il dans la préface,  est de n’avoir jamais oublié son enfance (…), l’enfance de l’étonnement devant ce qu’est la réalité du monde, un étonnement qui peut passer très vite, dès la première jeunesse, à l’indignation et à la révolte. »

Absence injustifiée de Caroline Troin, Éditions Locus Solus, 160 pages, 12,50 €.




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












Partenaires