Vu, lu, entendu...

18/06/2015

À lire : « Un château en Bretagne »



À lire : « Un château en Bretagne »
Les histoires singulières sont souvent le meilleur chemin pour mieux connaître un pays. « Un château en Bretagne » de Bernard Boudic est de celles-là. En nous transportant dans l'histoire du domaine de Plaçamen, dans le Finistère, depuis la Révolution de 1789, l'auteur nous fait percevoir le basculement mental survenu dans ce pays du bout du monde. Alors que la gauche détient le pouvoir depuis trente ans, il est important de saisir ou de se rappeler à quel point la Bretagne était ancrée dans une tradition féodale et catholique qui la fit résister longtemps à la République.

L'auteur est un journaliste de talent doublé ici d'un historien rigoureux. Il a une troisième qualité et pas la moindre : Plaçamen a été son univers. Il y a grandi. Ses parents, le père au jardin, la mère sur tous les fronts du quotidien, ont régné sur le domaine durant trente-trois ans lors des longues absences des propriétaires. De Plaçamen, son âme et son histoire, Bernard Boudic connaît tous les recoins. Une visite à ne pas manquer.

Un château en Bretagne, de Bernard Boudic, 232 p, Éditions Coop Breizh, 24,90 €.    
 




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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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