Vu, lu, entendu...

15/03/2012

Lectures chinoises




Le Livre de la Voie et de la Vertu, J. J. L. Duyvendak éd. et trad., Maisonneuve, Paris, 1953
Le Livre de la Voie et de la Vertu, J. J. L. Duyvendak éd. et trad., Maisonneuve, Paris, 1953
Le Livre de la Voie et de la Vertu ou le Daode Jing est attribué par tradition au sage Laozi (Lao Tseu). C'est un classique qui pose les fondements du Taoïsme. Selon la sinologue Catherie Despeux, "cet ouvrage a été lu comme un traité de philosophie, un texte mystique, religieux, un écrit de recettes de longue vie, un manuel de l'exercice du pouvoir, un précis d'art militaire". Il est en libre téléchargement ici.


La Voie blanche entre Chine et Tibet, B. Allanic, Ed. La Digitale 1994
La Voie blanche entre Chine et Tibet, B. Allanic, Ed. La Digitale 1994
La voie blanche entre Chine et Tibet est le premier livre du désormais professeur de chinois Bernard Allanic. Le point de départ de cet ouvrage est sa fascination pour l'écriture naxi, la dernière écriture pictographique encore en usage au Monde. Il s'est donc rendu dans des contrées interdites aux étrangers comme les berges du Lac Nugu, près du Tibet, où les Naxi pratiquent toujours matriarcat et union libre.
Portrait saisissant d'un des plus anciens peuples d'Asie, le livre constitue un témoignage rare et précieux sur le destin des minorités de la Chine du sud-ouest.

Le Détour et l’accès, Stratégies du sens en Chine, en Grèce, Grasset, 1995, rééd. Poche 1997
Le Détour et l’accès, Stratégies du sens en Chine, en Grèce, Grasset, 1995, rééd. Poche 1997
Le Détours et l'Accès est un livre de François Jullien. En politique comme en poésie, les Chinois privilégient l'expression allusive, la formulation détournée ; au face-à-face, ils préfèrent la subtilité d'un abord de biais. Refusant la différence dans la nature ou d'une mentalité singulière, François Jullien montre sur quelle logique repose cette stratégie du sens et son efficacité. Dans les grands textes de la pensée chinoise (Entretien de Confucius, Mencius, Laozi) sont revisités. Il se dessine un discours de l' « indice » qui intègre en lui toutes les perspectives, comme globalité, et aboutit ainsi à une variation continue. C'est de là que naissent, en Chine, la richesse d'un sens implicite et la valeur de la sagesse. Comment l'écart peut-il être source d'effet ? Autrement dit, en quoi le détour donne-t-il accès ?





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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