Vu, lu, entendu...

02/08/2012

Lire ou relire « L'énigme du retour »



Lire ou relire « L'énigme du retour »
L'appel téléphonique fatal
que tout homme d'âge mûr
reçoit un jour.
Mon père vient de mourir.
J'ai pris la route tôt ce matin. 
Sans destination.
Comme ma vie à partir de maintenant.



Ainsi commence " L'énigme du retour ", de l'écrivain haïtien Dany Laferrière. Ce roman/texte/journal a obtenu le prix Medicis en 2009 (éditions Grasset) et vient d'être réédité en livre de poche.

Lire ou relire « L'énigme du retour »
La mort du père, qu'il n'a pratiquement pas connu, est le fil conducteur de ce "retour au pays natal" que le fils, exilé, effectue en hommage au disparu, lui-même exilé solitaire à Brooklin. Il faut lire ce livre, voyage nostalgique, rêveur et poétique, sans pathos mais teinté d'humour à l'occasion, dans cette formidable île d'Haïti. Laferrière n'oublie pas qu'il a été journaliste et son récit est empreint d'observations toujours pertinentes, souvent bienveillantes - sauf quand il parle des journalistes occidentaux ou des représentants des ONG... - envers la société haïtienne, et particulièrement les petites gens.

C'est un livre plein d'émotions et de sensations qui se déguste à petite dose, que l'on n'a pas envie de quitter, vers lequel on revient, tant il crée une atmosphère qui nous emporte, l'air de rien, vers les questions fondamentales de la vie.  
 





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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