Vu, lu, entendu...

25/04/2013

James Lee Burke, écrivain de Louisiane



James Lee Burke, écrivain de Louisiane
Salué par la presse du monde entier James Lee Burke, « poète du bayou », manie la plume avec un talent singulier.

D’origine texane et reconnu comme l'un des maitres actuels du polar et du roman noir il a connu des débuts difficiles : diplômé en lettres des universités de Louisiane et du Missouri, il doit exercer de nombreux « boulots » alimentaires (ouvrier sur des plateformes pétrolières, travailleur social, journaliste, employé dans un service des forêts, etc.) avant de s’imposer comme écrivain.

Dans ses ouvrages, à la fois lyriques et âpres, il donne à voir une Louisiane décadente et une Amérique poursuivie par son passé.  

Il a créé le personnage de Dave Robicheaux qui apparaît dans plusieurs de ses romans. Vétéran du Vietnam, flic, puis patron d’une  affaire de location de bateaux et d'appâts pour la pêche et, à l’occasion, à nouveau collaborateur des forces de l’ordre, Dave Robicheaux, philosophe d’une humanité extrême, fait régulièrement « l’expérience de périodes de dépression et de culpabilité qui le laissent rompu ». « Tête de mule », continuellement en proie à ses doutes et ses propres démons,Il flirte dangereusement avec la bouteille et est sans cesse en quête de  vérité.  

Un style singulier,  des personnages authentiques et, surtout, beaucoup d’humanité : James Lee Burke, un « grand » auteur à découvrir !

Mais James Lee Burke n’est pas qu’un écrivain ! Après l'explosion, le 20 avril, d'une plate-forme pétrolière au large de la Louisiane, les Etats-Unis sont confrontés à l'une des pires marées noires de leur histoire, il s'exprime sur la question :
-    Télérama demande à l'auteur de polars James Lee Burke, 73 ans, de parler de ce bout d'Amérique sur lequel il a si souvent écrit.
-    Sur Rue89, James Lee Burke est cinglant : « Obama n'a rien compris à la marée noire ».




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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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