08/11/2015

Migrants : le Journal des Jungles N° 5 est paru



Migrants : le Journal des Jungles N° 5 est paru
Le Journal des jungles en est à son cinquième numéro. Il est édité par la Plate-forme de Service aux Migrants qui regroupe des associations et collectifs intervenants auprès des exilés du Nord/Pas-de-Calais, Cherbourg et Paris.

" Ce journal veut être celui des jungles, des squats, du monde des exilés et de ceux qui travaillent à leurs côtés "  écrivent les réalisateurs. Co-écrit par ceux et celles qui vivent la situation, français natifs, d'adoption ou étrangers de passage ou en voie d'installation, il " veut être ouvert aux regards, à la voix de tous, forcément et heureusement discordante parfois, aux impressions, aux difficultés, aux satisfactions, il y en a. Il ne veut pas être résigné, il veut à la fois donner un support à la colère, à l’indignation, mais aussi permettre la transmission de  victoires, qu’elles soient dans la modification des lois ou de leur application, dans la réalisation de minuscules améliorations de la vie quotidienne, dans le récit d’expériences personnelles."

Réalisé en partenariat avec l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, le Journal des Jungles  numéro 5 a été réalisé au cours d’une résidence qui s’est tenue à Cherbourg en mai 2015.  Réunis ensemble pendant 3 jours, des demandeurs d’asile accompagnés par l’Association Itinérance Cherbourg, des bénévoles de cette association et d’autres jungles du Nord Pas-de-Calais, des étudiantes de l’ENSAD-Lab  et deux graphistes du Collectif Osez-nous  ont modelé, fabriqué et écrit ce journal intitulé « The asylum seeker ». Ils ont cherché à apporté à la thématique de la demande d’asile l’éclairage de demandeurs d’asile et de bénévoles qui sont confrontés au quotidien aux difficultés de ces procédures. 

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Le billet de la semaine

Poison


La Justice a enfin tranché. Les laboratoires Servier sont condamnés. Pour la mort de 1 500 à 2 000 personnes empoisonnées par le Mediator et pour les souffrances infligées à des milliers d’autres, ils devront verser quelques heures de leur chiffre d’affaires. Quant aux dirigeants, cadres ou experts accusés, ils sont repartis libres avec leurs gardes du corps dans leurs voitures aux vitres teintées. Plus clément que la procureure, le tribunal leur a épargné la prison ferme. Dans la France du XXIe siècle, les juges, qui envoient le petit peuple à tour de bras dans des prisons indignes, restent pétrifiés à l’idée d’enfermer un puissant dans une cellule aménagée. Inébranlable justice de classe. Un vrai poison dans une société déjà peu confiante envers ses institutions. Pour rattraper l’iniquité, reste plus qu’à décider d’un plan médiator transformant la prison ferme en prison avec sursis pour les milliers de détenus non condamnés pour homicides involontaires. 

Michel Rouger
20210401_poison.mp3 20210401 Poison.mp3  (1.11 Mo)


31/03/2021

Nono



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