Lu, vu, entendu... Migrants

04/09/2015

« Dix raisons d’ouvrir les frontières »



©Amnesty International
©Amnesty International
Reprenant des analyses du politologue François Gemenne et de l’anthropologue Michel Agier  se référant aussi à celles de Guy Aurenche, président du CCFD, l'économiste  Jean Gadrey présente sur son blog d'Alternatives Economiques dix raisons d'accueillir les migrants en Europe en leur ouvrant nos frontières. En rappelant que les responsabilités de ces migrations contraintes « sont le plus souvent du côté des acteurs dominants du "Nord" et parfois du "Sud".».  Voici les dix raisons explicitées dans le texte :

1 - Fermer les frontières ne sert à rien
2 - Coup d’arrêt au business des passeurs
3 - Le fantasme de l’invasion
4 - Faciliter la mobilité
5 - Effacer les zones d’ombres
6 - Un droit fondamental
7 - Progrès social
8 - Potentiel économique
9 - Cesser la guerre aux migrants
10 - L’humanisme comme valeur politique





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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