Lu, vu, entendu... Migrants

12/08/2014

Le cri des amoureux binationaux



crédit photo : Billie Bernard
crédit photo : Billie Bernard
"Main dans la main, de la France au Mexique, en passant par Montréal, dans un monde qui érige si facilement des murs, nous ouvrons des portes et des fenêtres", lancent Marcela la Mexicaine et Guillaume le Français sur "Nous sommes ici", un site participatif tout juste lancé par "Les amoureux au ban public". Cette association qui défend les droits des couples franco-étrangers invite donc les amoureux à y épingler leur photo et leur témoignage. Récits d'histoires d'amour semées embûches administratives.

Le collectif, né en 2007 sous l'impulsion de la Cimade, a également produit un documentaire. Pour en organiser une projection publique dans sa ville, contacter amoureuxlefilm@gmail.com
Et un coffret CD+DVD a été réalisé. Artistes et "Amoureux au ban public" s'y associent dans des déclarations en slam.

Visionnez ci-contre le clip de la déclaration des amoureux au ban public.




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












Partenaires