Lu, vu, entendu... Migrants

Les Roms et la France


17/04/2014

Dans un rapport publié en début de semaine, Amnesty International épingle les pays d'Europe, et tout particulièrement la France, à propos de leur comportement envers la communauté Roms.




"La plupart des 20 000 Roms de France vivent dans une extrême pauvreté, dans des

campements offrant peu ou pas d'accès aux services de base, tels que l'eau et

l'assainissement, et sous la menace constante des expulsions forcées", constate Amnesty.

 

Les préjugés négatifs restent profondément ancrés dans la société et les personnalités politiques, de gauche comme de droite, tiennent régulièrement des propos qui renforcent ces préjugés.

Pour Amnesty, les responsables politiques et les représentants du gouvernement français expriment souvent  des points de vue discriminatoires et des préjugés sur les Roms", écrit ainsi l'organisation de défense des droits de l'homme, rappelant les propos tenus en septembre 2013 sur France Inter par le ministre de l'Intérieur, devenu depuis chef du gouvernement français: "Ces populations [les Roms migrants] ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres. […] Cela veut bien dire que les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie".

Lire l'intégralité du rapport en le téléchargeant à cette adresse


 






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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono