Lu, vu, entendu... Migrants

17/04/2014

Les Roms et la France


Dans un rapport publié en début de semaine, Amnesty International épingle les pays d'Europe, et tout particulièrement la France, à propos de leur comportement envers la communauté Roms.


"La plupart des 20 000 Roms de France vivent dans une extrême pauvreté, dans des

campements offrant peu ou pas d'accès aux services de base, tels que l'eau et

l'assainissement, et sous la menace constante des expulsions forcées", constate Amnesty.

 

Les préjugés négatifs restent profondément ancrés dans la société et les personnalités politiques, de gauche comme de droite, tiennent régulièrement des propos qui renforcent ces préjugés.

Pour Amnesty, les responsables politiques et les représentants du gouvernement français expriment souvent  des points de vue discriminatoires et des préjugés sur les Roms", écrit ainsi l'organisation de défense des droits de l'homme, rappelant les propos tenus en septembre 2013 sur France Inter par le ministre de l'Intérieur, devenu depuis chef du gouvernement français: "Ces populations [les Roms migrants] ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres. […] Cela veut bien dire que les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie".

Lire l'intégralité du rapport en le téléchargeant à cette adresse


 





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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