Vu, lu, entendu... Travail

Le 6ᵉ Festival « Filmer le travail »


29/01/2015



Le 6ᵉ Festival «  Filmer le travail »
Du 6 au 15 février, Poitiers va accueillir son 6° Festival International « Filmer le travail ». 19 films ont été sélectionnés cette année qui touchent à tous les genres (documentaire, fiction, animation, ciné-tract), le documentaire restant bien sûr le plus approprié pour décrire la réalité du travail dans le monde d’aujourd’hui.  Les thèmes sont très variés et de nouveaux pays apparaissent dont l’Inde, le Venezuela, l’Ukraine, la Tunisie…

Autant de films pour « saisir le travail quotidien des « petites mains » qui travaillent dans l’ombre, recueillir des paroles et donner à voir ce que l’on ne voit pas ou ce que l’on ne regarde plus », comme disent les organisateurs ;  des films qui disent aussi la dureté des conditions de travail, la difficulté de s’en sortir, le coût humain de la mondialisation et de la course au profit. »




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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