Vu, lu, entendu... Travail

" Sobre las brasas " : Grand prix au festival Filmer le travail


20/03/2014



" Sobre las brasas " : Grand prix au festival Filmer le travail
C'est le documentaire de Mary Jimenez et Bénédicte Liénard " Sobre las brasas " qui a remporté le Grand Prix du festival Filmer le travail à Poitiers en février.

Le film raconte la lutte pour survivre de trois générations d’une même famille sur les rives de l’Ucayali, en Amazonie péruvienne. Ils fabriquent, de façon traditionnelle, du charbon de bois. Suite à un accident qui lui a brûlé les pieds, la grand-mère quitte la famille dans l'espoir de mourir ailleurs, loin du charbon. Seule, avec son fils encore adolescent, Nancy survit à peine. En vain, elle tente d'écouler sa production de charbon sur un marché agonisant. Rêvant d'une vie plus facile, son fils se désolidarise du travail de « Carbonero ».

Mary Jiménez est originaire du Pérou. Diplômée en Architecture et Urbanisme à Lima, elle suit ensuite des études de réalisation à l'INSAS à Bruxelles. Elle réalise plus d'une quinzaine de films, parmi lesquels « La position du lion couché », « Le dictionnaire selon Marcus » ou « Héros sans visages ». Depuis 1976, elle écrit également de nombreux scénarios de longs métrages et compte également à son actif des créations radiophoniques.

Bénédicte Liénard étudie le cinéma à l’IAD. Débutant sa carrière d'abord comme assistante à la réalisation pour des cinéastes de renom (Dardenne, Vandormael, Depardon...), elle réalise ensuite plusieurs documentaires. En 2002, elle signe son premier long métrage de fiction « Une part du ciel » présenté en sélection officielle « Un certain regard » à Cannes. Depuis, la cinéaste continue à réaliser des documentaires engagés et met en scène du théâtre documentaire. Ensemble, elles sont est en train de préparer leur prochain long métrage de fiction, « Le Chant des hommes ». 

A propos du festival

Le festival Filmer le travail  a eu lieu à Poitiers du 7 au 16 février 2014. Il est né il y a cinq ans d’une idée simple : « dynamiser la réflexion collective autour du travail contemporain dont les évolutions apparaissaient très rapides, quelquefois douloureuses, peu lisibles et souvent incompréhensibles par les citoyens : mondialisation, délocalisation, financiarisation, rationalisation, déplacement des contraintes, développement des activités de services aux personnes… » 

Le travail : c'est un mot qui remplit nos vies, de nos années d'école où nous nous demandons et où on nous demande ce que nous ferons quand on sera grand jusqu' à la retraite où, parfois, nous sommes mal de ne plus avoir d'utilité sociale. Chômeur, femme à la maison, retraité, il est souvent difficile de s'affirmer quand on n'a pas ou plus de travail..

Cette 5e édition du festival a accordé une place importante au travail au quotidien, mais aussi à des sujets plus graves comme le suicide au travail avec la pièce de théâtre de Jean Pierre Bodin, « Très nombreux, chacun seul », les conditions de travail dégradées dans les pays du sud ou encore les inégalités liées au genre ou à l’origine ethniques.

Pour voir le palmarès et visionner les extraits des films, cliquer ici





Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 16 Octobre 2015 - 06:05 La « grève du chômage » à Pipriac et Mauléon



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Dingue

« On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas ! », a pesté mardi Emmanuel Macron dans une vidéo diffusée par l'Elysée le montrant en réunion de travail. Comment c'est qu'il cause, maintenant, not'Jupiter ? La vidéo ne dit pas tout. « On ne mettra pas un radis de plus, aurait-il ajouté, on a déjà lâché un pognon de dingue aux riches pour des clous, pas question de pisser encore dans un violon... » Etc. Etc. Que retenir surtout de cette scène  ? On ne sait pas par quel magie le Président va améliorer le sort des pauvres sans dépenser plus alors que 30 à 50 % des aides ne sont pas utilisées par ceux qui y ont droit. Mais le message est ailleurs. Voyez comme le Président est simple, il parle mal, il ne peut pas être le "président des riches". Le bas peuple y sera-t-il sensible ? Pas sûr. La com' est un truc de dingue. Et qui coûte un peu trop de pognon. 

Michel Rouger

15/06/2018

Nono