Vu, lu, entendu...

25/01/2013

Entreprises : les « Prix de la honte » 2013



Entreprises : les « Prix de la honte » 2013
Chaque année, à l'occasion du Forum économique de Davos qui s'est tenu du 23 au 27 janvier, ont lieu les Public Eye People's Award, décernés par Greepeace Suisse et La Déclaration de Berne. Cette année, les grands vainqueurs des « Prix de la honte » reviennent à Shell, prix du public, et Goldman Sachs, prix du jury. Ils sont attribués à ces entreprises en raison « des atteintes aux droits humains ainsi que des crimes environnementaux particulièrement graves, commis par des entreprises irresponsables ».


Shell : être là en premier

Le premier prix revient à Shell qui prévoit d'exploiter la région sensible de l'Arctique en quête d'énergie fossile. Le réchauffement climatique n'est pas une catastrophe pour tout le monde puisqu'il rend cette exploitation possible grâce à la fonte rapide des glaces Les énergies renouvelables ne sont plus du tout inscrites dans la stratégie à long terme du groupe. Shell entrevoit une réelle opportunité en Alaska, affirmant que « tout comme la première fois où l’homme a posé le pied sur la lune, il est toujours préférable d’être là en premier ».

La compagnie pétrolière n’hésite pas à creuser des mines à ciel ouvert dans la forêt boréale canadienne pour accéder aux sables bitumeux. Elle gère la plateforme pétrolière la plus profonde du monde dans le Golfe du Mexique (plus de 2500 mètres). Elle est le cauchemar du Delta du Niger. Shell fait toujours parler d’elle dès qu’il est question de méthodes d’extraction du pétrole polluantes, risquées et controversées.

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Entreprises : les « Prix de la honte » 2013
La banque qui dirige le monde

Le deuxième prix revient à Goldman Sachs qui profite de chaque crise. La banque US plongent des Etats entiers, comme la Grèce, dans la ruine. Entre 1998 et 2009, Goldman Sachs a incité les gouvernants du pays à camoufler la moitié des dettes avec une fausse comptabilité, en échange d’honoraires exorbitants. On sait ce que cela donne aujourd'hui alors que les bénéfices de la banque atteignent au moins 600 millions de dollars et a attribué aux 12 membres de son équipe dirigeante 102,2 millions de dollars de bonus pour l'exercice 2012,  obtient le et que la Grèce devra verser jusqu'en 2037, 400 millions par an.

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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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