Demain, on change

07/04/2020

Edgar Morin : ​« Nous devons vivre avec l'incertitude et retrouver une forme d’humanisme »



Dans une interview, comme d'habitude, accessible à tous, que l'on peut découvrir sur le Journal du CNRS, Edgar Morin nous aide à comprendre et donc à mieux maîtriser la crise inédite et à plusieurs visages provoquée par la pandémie du Covid-19. 

Quelques phrases...

"J'espère que cette crise va servir à révéler combien la science est une chose plus complexe qu’on veut le croire. C'est une réalité humaine qui, comme la démocratie, repose sur les débats d’idées."

"L’arrivée de ce virus doit nous rappeler que l’incertitude reste un élément inexpugnable de la condition humaine. Toutes les assurances sociales auxquelles vous pouvez souscrire ne seront jamais capables de vous garantir que vous ne tomberez pas malade ou que vous serez heureux en ménage ! Nous essayons de nous entourer d’un maximum de certitudes, mais vivre, c’est naviguer dans une mer d’incertitudes, à travers des îlots et des archipels de certitudes sur lesquels on se ravitaille… "
 
" Je ne vis pas dans l’angoisse permanente, mais je m’attends à ce que surgissent des événements plus ou moins catastrophiques (...) Cela fait partie de ma philosophie : « Attends-toi à l’inattendu. »

"C’est peut-être le moment de se défaire de toute cette culture industrielle dont on connaît les vices, le moment de s’en désintoxiquer. C’est aussi l’occasion de prendre durablement conscience de ces vérités humaines que nous connaissons tous, mais qui sont refoulées dans notre subconscient : que l’amour, l’amitié, la communion, la solidarité sont ce qui font la qualité de la vie."


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique
1 2






Le billet de la semaine

​Séparatisme


Séparez les ! Avec le projet de loi contre le séparatisme arrivé lundi devant les députés, le pays de la laïcité est reparti depuis l'automne dans une guerre des religions, son démon favori, sachant que le camp ultra-laïque a lui aussi ses dogmes, ses clercs et ses inquisiteurs. C'est surtout lui qui exhale chaque semaine un peu plus une désagréable odeur d'intolérance, celle qui nourrit les extrémismes que l'on prétend combattre, cette fois l'islamisme radical. Certaines attaques rappellent les vieilles outrances. Le ministre Blanquer accuse les universités d'islamo-gauchisme comme Clémenceau traitait Briand et Jaurès de « socialos-papalins ». Heureusement, en 1905, les deux grands négociateurs et pacificateurs ont gagné la bataille, celle de la liberté. Pas facile d'être à leur hauteur, plus simple de rester à celle d'un Sarkozy. 

Michel Rouger
separatisme.mp3 Séparatisme.mp3  (1.45 Mo)


19/01/2021

Nono



Le Webdocumentaire








Partenaires