09/04/2020

"La richesse créée aujourd'hui est hors des radars du PIB et pourtant elle est réelle"



"La richesse créée aujourd'hui est hors des radars du PIB et pourtant elle est réelle"
"Ouvrier syndicaliste et intellectuel" comme il est écrit dans le portrait ci-dessous, Gaby Bonnand est un observateur attentif de la politique  économique et sociale, particulièrement durant la crise historique que nous vivons.

Mercredi 8 avril, sitôt l'estimation par la Banque de France d'une chute de 6% du Produit intérieur brut au premier trimestre, il a réagi sur son blog en rappelant que "ce PIB fait l’objet de beaucoup de critiques comme indicateur permettant de mesurer les performances économiques et sociales." Et de se référer au rapport demandé en 2010 par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, aux trois grands économistesJoseph Stiglitz, Amara Sen et Jean Paul Fitoussi. 

Gaby Bonnant explique combien à la lecture de ce rapport "des choses résonnent de manière incroyable dans la période que l’on vit." "Il est plus que temps, conclut-il, que les travaux réalisés  sur la manière dont on calcul la richesse créée soient ressorties des placards pour servir d’outils pour la préparation du jour d’après."

"La richesse créée aujourd'hui est hors des radars du PIB et pourtant elle est réelle"
(Portrait paru en novembre 2010 sur Place Publique, revue urbaine Rennes-Saint-Malo)
 
"Sitôt son BEP de mécanique en poche, Gaby Bonnand s’est engagé au syndicat CFDT dont il est devenu l’un des dirigeants reconnus, spécialiste des lourds dossiers de la protection sociale. Après quarante ans de débats, d’actions et de réflexion sur un « vivre ensemble » fortement en crise, l’ancien responsable de l’Union locale CFDT de Rennes, devenu président de l’Unedic, jette un regard modeste mais lucide sur la société d’aujourd’hui et le défi social et démocratique à relever". Lire la suite


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Poison


La Justice a enfin tranché. Les laboratoires Servier sont condamnés. Pour la mort de 1 500 à 2 000 personnes empoisonnées par le Mediator et pour les souffrances infligées à des milliers d’autres, ils devront verser quelques heures de leur chiffre d’affaires. Quant aux dirigeants, cadres ou experts accusés, ils sont repartis libres avec leurs gardes du corps dans leurs voitures aux vitres teintées. Plus clément que la procureure, le tribunal leur a épargné la prison ferme. Dans la France du XXIe siècle, les juges, qui envoient le petit peuple à tour de bras dans des prisons indignes, restent pétrifiés à l’idée d’enfermer un puissant dans une cellule aménagée. Inébranlable justice de classe. Un vrai poison dans une société déjà peu confiante envers ses institutions. Pour rattraper l’iniquité, reste plus qu’à décider d’un plan médiator transformant la prison ferme en prison avec sursis pour les milliers de détenus non condamnés pour homicides involontaires. 

Michel Rouger
20210401_poison.mp3 20210401 Poison.mp3  (1.11 Mo)


31/03/2021

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