Demain, on change

01/04/2020

L'économiste Gaël Giraud : "On ne peut plus dépendre de la globalisation marchande"


Interviewé sur France Inter, Gaël Giraud développe un diagnostic de la crise sanitaire et de la crise économique et sociale qui l’accompagne et dresse le tableau précis des mesures qui devraient être prises par les Etats.


(Photo wikipedia)
(Photo wikipedia)
Cet homme n’est pas marxiste, pas « effondriste », pas militant anti-capitaliste, pas zadiste... il est prêtre jésuite, mathématicien en économie, chercheur directeur de recherche au CNRS, ancien directeur exécutif de l'AFD (Agence Française de développement) ... et surtout un esprit libre, rigoureux.

Il décrit avec précision et condamne sans appel les politiques libérales qui, en 30 ans, ont détruit l'Etat social et les services publics puis il montre comment la mondialisation de l'économie en éclatant les chaînes de valeur à mis en péril l'approvisionnement des populations, partout sur terre.

S'il reconnaît que le confinement est le seul moyen qui reste (par défaut... ) de limiter la propagation du virus, ils précise la stratégie sanitaire qu'il faudra conduire sur les mois à venir (6 à 18 mois) : tester massivement la population pour identifier, confiner et soigner les porteurs.

Il nous fait mieux comprendre la nature exceptionnelle, inédite et transformatrice du choc économique qui vient. Cette crise économique et sociale ne pourra pas être dépassée si les gouvernement utilisent les mêmes outils qu’en 2008 : ce ne sont pas les banques qu’il faudra renflouer mais les ménages et les entreprises productives qui devront être solvabilisés. Et il faudra profondément réorganiser la production au niveau local.

Il faut prendre le temps d’écouter cette interview de 19 mn par Eric Delvaux. Pour voir plus précisément le chemin à parcourir ces prochains mois et le changement de cap radical que cela engagera. C’est dur mais finalement plein d’espoir.

A.J.




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Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

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