(Dé ?)confiné·e·s

28/03/2020

Une enquête sur la catastrophe du confinement pour les mal-logés et une pétition pour loger les sans-abri



Reporterre, dans une enquête signée Marie Astier, décrit et analyse la catastrophe que représente le fait d'être confiné quand on est mal logé. 

"Logements surpeuplés ou insalubres, familles fragiles et dépendantes des associations et services sociaux désormais fermés... Le confinement démultiplie les difficultés pour les mal-logés. Les associations tentent de s’organiser", résume Marie Astier en introduction. 

"Le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, publié en janvier 2020, rappelle-t-elle dans dans le cours de son enquête, fait état de près de quatre millions de personnes mal-logées, parmi lesquelles les sans-abri, les « Gens du voyage », les résidents de foyers de travailleurs migrants, mais aussi 25.000 personnes dont la résidence principale est une chambre d’hôtel, plus de 600.000 personnes en hébergement « contraint » chez un tiers, plus de 900.000 personnes vivant dans des conditions de surpeuplement « accentué » du logement (...). Le tableau contraste fortement avec celui des 13 % de Français heureux propriétaires d’une résidence secondaire,

 

​#Confinésdehors : une pétition pour réquisitionner des logements vides pour les sans-abri

Une pétition a été lancée demandant aux pouvoirs publics de réquisitionner des logements vides pour loger les sans-abri.

"Près de 200 000 personnes vivent aujourd'hui sans abri . A l'heure où le gouvernement demande à toute la population d'être confinée à domicile pour empêcher la propagation du Covid-19, ces femmes, ces hommes et des fois même des enfants ne peuvent pas se protéger du virus car elles et ils n'ont pas de de domicile.

Pour leur santé et la santé de toutes et tous, le président de la République, le gouvernement et les maires des grandes villes doivent prendre immédiatement toutes les dispositions nécessaires pour requisitionner les logements vacants ainsi que les logements touristiques loués sur des plateformes de type Airbnb"



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Liberté

46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

Michel Rouger

30/04/2020

Nono












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