Demain, on change

01/05/2020

Propositions pour un « retour sur terre »


Lu dans « Terrestres, revue des livres et des écologies » (n°13)
« Entendre cette clameur des vivants qui habitent avec nous la Terre est devenu une affaire de vie ou de mort. Tel est le sens des «propositions pour un retour sur Terre» que nous proposent Sophie Swaton, Dominique Bourg, Philippe Desbrosses, Gauthier Chapelle, Johann Chapoutot, Xavier Ricard, Lanata et Pablo Servigne. Il s’agit pour eux, « d’engager une politique qui viendrait se substituer à celle de la croissance et de la consommation infinies pour ouvrir la voie d'un habiter terrestre, viable et fraternel. »


Changer, maintenant
 
« La pandémie du Covid-19, et plus précisément la façon dont un grand nombre de pays tentent d’y répondre, peuvent nous permettre d’analyser la donne plus générale qui nous échoit. L’enjeu est une véritable bascule de civilisation avec un socle commun, consensuel, à partir duquel l’adversité démocratique – le jeu majorité et opposition – peut à nouveau se déployer et s’exprimer. Quel est ce socle commun ? De quelle bascule s’agit-il ? »
 
Produire mieux, redonner du sens au service du public
 
Les auteurs présentent leur vision et leur programme dont l’objectif global est « l’adoption consensuelle d’un nouveau cap de civilisation, dont les grandes lignes sont, du côté de l’économie, produire moins de biens (sobriété), et mieux (efficacité), pour que nos économies s’insèrent dans le cadre des limites planétaires et deviennent régénératives plutôt que destructives ; resserrer les écarts de revenus. Du côté de l’Etat, refonder la représentation, enrichir les procédures démocratiques, protéger les biens publics et les biens communs ; redonner du sens au service du public.
A. Vers une économie « réelle » au service des biens communs (18 mesures)
B. Vers un Etat garant du bien public et des biens communs (7 mesures)
C. Propositions internationales (10 mesures).

A lire ICI  
Temps de lecture : 38 minutes
Ce texte est initialement paru dans la revue La pensée écologique © PUF – La Pensée Écologique.

T.R.

Illustration : copie d'écran du site
  
"L’ordre de confinement général nous a donné accès à un univers nouveau : une fois le ciel rendu à sa transparence et les rues des mégapoles au silence, l’essentiel nous devient audible, comme les chants des oiseaux ou le clapotis des gouttes de pluie. L’essentiel, c’est la vie qui repousse de n’être plus toujours fauchée, la terre qui revit de n’être plus écrasée par le poids des tracteurs, la fabrique humaine qui brasse de la matière, la transforme et la transporte (la bien nommée “économie réelle”), les efforts des hommes et des femmes qui prennent soin de la vie et les rapports de coopération : les flux de toute nature en somme. Quelle que soit leur ampleur et les forces qui les gouvernent, ces flux doivent se mêler les uns aux autres de telle sorte qu’ils servent cette finalité essentielle parmi toutes : celle de régénérer la vie, cette singularité propre à notre Terre et dont nous n’avons pour l’instant pas découvert l’équivalent dans les immensités sidérales qui nous entourent."
 



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46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

Michel Rouger

30/04/2020

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