Vu, lu, entendu... Travail

30/08/2015

​Images de Colombie : les damnés du pétrole




​Images de Colombie : les damnés du pétrole
Lors du Festival de cinéma de Douarnenez organisé la dernière semaine d'août et consacré principalement cette année aux Peuples des Andes, la photographe Nadège Mazars a pu présenter une exposition photo sur un conflit social, en 2012, au sein de la multinationale du pétrole CEPSA et sa sous-traitante Termotecnica. 

Les photos, visibles sur la plate-forme de photojournalisme Hans Lucas sous le titre Les damnés du pétrole, montrent la violence que la multinationale oppose aux travailleurs syndiqués à l'Union Syndicale Ouvrière (USO). Le conflit s'est terminé par la détention d'un dirigeant de l'USO, incarcéré pendant un an puis acquitté, et par l'assassinat de Milton Rivas Parra, l'un des travailleurs en grève.

« Pendant longtemps, est-il rappelé en préambule, la Colombie a détenu le triste record mondial d'assassinat de syndicalistes. Au cours de la première décennie du 21e siècle, l'ONG colombienne CINEP relève une moyenne annuelle de 100 syndicalistes tués par an, soit 63 % de la totalité des syndicalistes assassinés de par le monde. Depuis 1985, plus de 3000 syndicalistes ont été tués. Ces données ne prennent pas en compte les cas de détention arbitraire, de menace de mort, de disparition ou de torture. »





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Le billet de la semaine

​Montez !

Sitôt passée la station Europe, les cars Macron ont pris la route pour aller ramasser les élus de droite et du centre inquiets pour leur siège à neuf mois des élections municipales. Allez, montez ! Et hop, 72 politiciens ont grimpé, regardés l'œil mauvais par leurs rivaux plus rapides qu'eux en macronie. Celle-ci est plus que jamais un hall de gare où se croisent tous les ex : ex-gaullistes, ex-chiraquiens, ex-giscardiens, ex-radicaux, ex-socialistes, ex-mitterrandiens, ex-rocardiens, ex-Verts... Un parti d'ex, centriste, ou plutôt excentrique, qui roule en zigzag,  jusqu'ici à droite, maintenant soudain à gauche."Le capitalisme est devenu fou", a lancé mardi le Président en stigmatisant la "captation des richesses par quelques-uns". Une seconde, on a cru qu'il allait entonner Debout, les damnés de la terre  et rétablir l'impôt sur la fortune pour les gros actionnaires. Mais non. Dans le car, les 72 élus de droite sont rassurés. Ils peuvent même se réjouir : ce coup de volant à gauche peut aider à ravir des villes aux socialistes.

​Michel Rouger

13/06/2019

Nono