Vu, lu, entendu... Amériques

​Edition solidaire : les « Cartoneras » sont arrivées en France


05/01/2016



Kartocéros, à Clermont-Ferrand
Kartocéros, à Clermont-Ferrand
« A la suite de la crise économique de 2001 en Argentine, raconte Caroline Venaille sur le site des jeunes de l'Économie sociale et solidaire Say Yess, les « cartoneros », ramasseurs de carton dans les poubelles, se multiplient à Buenos Aires. En 2003, un éditeur décide de leur acheter directement le carton pour relier ses livres avec des couvertures peintes. Depuis, le concept de la coopérative autogérée Eloísa Cartonera s’est multiplié » (…) Et il est arrivé en France. Caroline Venaille présente deux « cartoneras » françaises : Kartocéros à Clermont-Ferrand et La Marge à Angers. 





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono