Vu, lu, entendu... Amériques

07/03/2012

La victoire amère de villageois colombiens




La victoire amère de villageois colombiens
Après six ans de combat judiciaire, les proches de Manuel et Hortensia, deux jeunes colombiens exécutés par des militaires, viennent d'obtenir une victoire symbolique : des excuses de l'armée. Manuel, Hortensia et un troisième camarade, William, circulaient à moto lors d'une fête traditionnelle près de leur village de San Antonio, lorsqu'ils ont été fauchés par des rafales de mitraillettes.

William, blessé, avait pu se sauver et alerter les villageois mais ceux-ci n'avaient rien pu faire contre les militaires qui avaient emporté et déguisé les deux jeunes en guérilleros. Le combat des familles n'est pas fini : elles veulent que les officiers du bataillon soient jugés et condamnés.

Un reportage de Timothée L'angevin sur Courriers d'errance. On y trouvera aussi un reportage sur la marche de milliers de Colombiens le 6 mars contre les crimes d'État et crimes paramilitaires.






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Le billet de la semaine

​Méditation

La méditation étant devenue la recette du bonheur face aux brutalités du temps, méditons. Avons-nous suffisamment pensé à Jacques Chirac tous ces jours-ci ? Clairement non. A la fulguration surtout de 1995 sur « la fracture sociale » et ce qui s'en suivit, c'est-à-dire rien. Pourquoi rien ? Parce qu'il aimait les gens. La fracture s'aggrava mais les gens, sentant qu'il les aimait, l'aimèrent pour toujours, spécialement à sa mort. Aujourd'hui, le président aggrave aussi la fracture sociale. A partir du 1er novembre, la réforme de l'assurance chômage va jeter des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté. Mais s'il se faisait aimer en aimant autant les gens que Jacques Chirac, ça passerait. Pourquoi a-t-on besoin d'être aimé de notre monarque républicain ? Pour oublier ? A creuser à la prochaine méditation. 

Michel Rouger

02/10/2019

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