Vu, lu, entendu... Amériques

L'histoire terrible et heureuse de l'indien Karapiru


14/02/2013



L'histoire terrible et heureuse de l'indien Karapiru
Sur le site de Survival, on peut découvrir l'histoire terrible d'un indien de la tribu Awá dans le nord-est du Brésil, une tribu "découverte" il y a quarante-cinq ans seulement et qui a vu peu à peu arriver colons, éleveurs, bûcherons, lesquels n'ont eu de cesse de chasser les pauvres awás.
 
C'est ainsi que Karapiru a vu un jour des hommes de main armés surgir et massacrer sa famille. Lui a réussi à s'échapper, une balle dans le dos, en s'enfonçant dans la forêt. L'un de ses fils s'en est sorti aussi mais blessé et capturé.
 
Dans un premier épisode, Survival décrit les dix années d'errance de Karapiru : plus de 600 kilomètres de marche à travers l’Etat du Maranhão. Karapiru lui-même raconte dans de courtes séquences son odyssée.
 
Le second épisode est l'histoire d'une rencontre. Un jour, Karapiru suit un fermier jusqu’à un village. La nouvelle se répand qu’un Indien inconnu, parlant une langue que personne ne comprend, est sorti de la forêt. Et puis, on lui présente Xiramukû et lui le comprend…
 





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​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

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