Vu, lu, entendu... Amériques

10/01/2013

La grève de la faim de la chef amérindienne



La grève de la faim de la chef amérindienne
Depuis le 10 décembre, soit un mois maintenant, Theresa Spence, la chef améridienne de la tribu des Attawapiskat, dans le nord de l’État de l’Ontario, poursuit une grève de la faim installée dans un tipi à Ottawa, en face au Parlement canadien. « Elle proteste, explique Gaëlle Le Roux sur France24, contre les conditions de vie des autochtones, particulièrement exposés aux problèmes de logement, de chômage et de santé publique. » Déjà, l'hiver passé, « elle avait décrété l’état d’urgence sur son territoire, alors que plusieurs dizaines de ses administrés dormaient par un froid polaire sous des tentes ou des habitations de fortune, sans eau courante ni électricité. »





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Retraitons

65 articles, 22 000 amendements… En ce moment, douze heures par jour, les députés de la commission retraite traitent et retraitent la réforme des retraites avant que l’Assemblée à partir du 17 février, traite et retraite derechef la réforme des retraites sachant que personne ne veut battre en retraite... Jeux de mots faciles ? Oui, et indécents tant les inégalités sont et resteront au cœur du système. Mais n’est-ce pas cela qui caractérise cette réforme et bien d’autres gestes politiques en ce moment : un jeu de mots. On joue avec les mots, on se paye de mots. Quand le fleuve de mots du "Grand débat"  finit perdu dans les sables, quand la promesse présidentielle d’une société plus humaine est étouffée par les violences policières, quand les actes révèlent l’imposture d’un projet "et de droite et de gauche", quand chaque réforme dite juste se révèle injuste, les mots perdent leur sens, la confusion règne. Difficile alors pour l’opinion d’adhérer à cette réforme des retraites, quoi que fassent les députés jusque tard dans la nuit.

Michel Rouger

06/02/2020

Nono












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