Vu, lu, entendu... Amériques

02/10/2012

Perenco, une entreprise qui fait du mal au Guatemala




Perenco, une entreprise qui fait du mal au Guatemala
Des communautés indigènes accusent Perenco, la compagnie franco-britannique qui exploite du pétrole au nord du Guatemala de porter atteinte à leur survie. Elle est aussi dans la ligne de mire des ONG de défense des droits de l’Homme et de l’environnement.

Cette entreprise exploite les puits de pétrole en fin de vie dans la région très sensible du Péten au Guatemala, au cœur d’une zone naturelle exceptionnelle. Dégradation de l’environnement, déplacement des communautés indigènes, problèmes de santé, c'est le lot des populations locales d'après  l’association française Collectif Guatemala, soutenu par le CCFD-Terre solidaire  et les Amis de la Terre. 

En ce début d’automne, le collectif organise une tournée en Europe pour dénoncer la situation des 37 communautés indigènes, soit 40 000 personnes du Parc Laguna del Tigre. 

Le collectif Guatemala est à la recherche de financements pour la production d'un film documentaire sur les conséquences des activités de Perenco.

Lire plus sur le sujet sur les sites du Collectif Guatemala et  Rue 89





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires