Vu, lu, entendu... Travail

Usines chinoises : le géant du jouet ne change pas


06/12/2012



Usines chinoises : le géant du jouet ne change pas
Régulièrement accusé d'exploiter les ouvriers et ouvrières chinois par sous-traitants interposés, le géant états-unien du jouet Mattel est de nouveau sur la sellette dans une enquête réalisée dans quatre usines par l'ONG China Labor Watch (CLW) qui a pu envoyer de courageux militants se faire embaucher.

Publiée par Peuples Solidaires, l'enquête démontre par exemple que les salariés doivent accepter de travailler 12 heures par jour, 6 à 7 jours par semaine, pour avoir un revenu de l'ordre de 300 euros ; accepter aussi de mettre leur vie en danger en manipulant des produits dangereux ou en respirant des produits toxiques. Etc. Tous les faits et analyses ci-dessous dans le rapport.
 
rapport_mattel_3.pdf RAPPORT-MATTEL-3.pdf  (2.08 Mo)






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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono