Vu, lu, entendu... Travail

12/01/2012

Une autogestion aux mille visages



Au marché d'Abidjan (vidéo)
Au marché d'Abidjan (vidéo)
A la « une » des journaux, ce mois-ci, les salariés de Seafrance combattent pour relancer eux-mêmes leur entreprise. A l'imprimerie Hélio-Corbeil ( Essonne), une centaine d'emplois est sauvée par la reprise de l'activité en société coopérative ouvrière de production (Scop). Les salariés de Fralib (Unilever), qui fabriquent le thé Lipton, réfléchissent sur la création d'une société coopérative d'intérêt collectif (Scic), associant salariés, collectivités publiques et entreprises privées.
 
Des formes d'organisation économique s'ébauchent, d'autres comme les scop ont fait leurs preuves. Combativité pour lutter contre la peur du chômage, envie de prouver l'efficacité de formes de travail respectueuses de l'être humain, défi pour prouver qu'il y a d'autres façons de produire de la richesse... Dans ces vidéos qu'Histoires Ordinaires vous proposent de découvrir, il y a tout cela, en France et ailleurs.

Les femmes ne sont pas en reste et sont souvent, en Afrique, les moteurs de ce type de développement qui ne concerne pas que le travail. Ensemble, parce qu'ils et elles sont capables de partager leurs expériences et leur capacité à développer leur sens de la responsabilité, ces nouveaux acteurs économiques vivent une expérience inédite qui leur donnent du coeur à l'ouvrage et de la créativité.
 
« Entre nos mains », le documentaire de Mariana Otero, sorti en juin 2010 a montré aussi à quel point hommes et femmes doivent se découvrir ce courage de porter un projet industriel pour sauver leur emploi, tout cela avec humour, dans la force du collectif et de la solidarité.
 
Une interview de Mariana Otero
"Entre nos mains"  (bande-annonce)
Une coopérative de femmes au Sénégal
Une coopérative de femmes au Bénin (reportage de What Women Wish)
La coopérative Cocovico d'Abidjan





Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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