Vu, lu, entendu... Travail

Une autogestion aux mille visages


12/01/2012



Au marché d'Abidjan (vidéo)
Au marché d'Abidjan (vidéo)
A la « une » des journaux, ce mois-ci, les salariés de Seafrance combattent pour relancer eux-mêmes leur entreprise. A l'imprimerie Hélio-Corbeil ( Essonne), une centaine d'emplois est sauvée par la reprise de l'activité en société coopérative ouvrière de production (Scop). Les salariés de Fralib (Unilever), qui fabriquent le thé Lipton, réfléchissent sur la création d'une société coopérative d'intérêt collectif (Scic), associant salariés, collectivités publiques et entreprises privées.
 
Des formes d'organisation économique s'ébauchent, d'autres comme les scop ont fait leurs preuves. Combativité pour lutter contre la peur du chômage, envie de prouver l'efficacité de formes de travail respectueuses de l'être humain, défi pour prouver qu'il y a d'autres façons de produire de la richesse... Dans ces vidéos qu'Histoires Ordinaires vous proposent de découvrir, il y a tout cela, en France et ailleurs.

Les femmes ne sont pas en reste et sont souvent, en Afrique, les moteurs de ce type de développement qui ne concerne pas que le travail. Ensemble, parce qu'ils et elles sont capables de partager leurs expériences et leur capacité à développer leur sens de la responsabilité, ces nouveaux acteurs économiques vivent une expérience inédite qui leur donnent du coeur à l'ouvrage et de la créativité.
 
« Entre nos mains », le documentaire de Mariana Otero, sorti en juin 2010 a montré aussi à quel point hommes et femmes doivent se découvrir ce courage de porter un projet industriel pour sauver leur emploi, tout cela avec humour, dans la force du collectif et de la solidarité.
 
Une interview de Mariana Otero
"Entre nos mains"  (bande-annonce)
Une coopérative de femmes au Sénégal
Une coopérative de femmes au Bénin (reportage de What Women Wish)
La coopérative Cocovico d'Abidjan





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono