Vu, lu, entendu... Travail

Réinventer les lieux de convivialité entre la maison et le travail


26/07/2013

Le troquet de papa et la machine à café sont menacés. Heureusement des acteurs de la nouvelle économie numérisée et les sociologues du travail inventent et font vivre les "tiers lieux".




Réinventer les lieux de convivialité entre la maison et le travail

"La Troisième Place", ou "Tiers Lieux", est un terme traduit de l'anglais "The Third Place". Il fait référence aux environnements sociaux se distinguant des deux principaux que sont "la maison" et "le travail" (référence wikipédia). Le concept a été théorisé par le sociologue Ray Oldenberg (les Starbuck cafés en seraient une traduction quelque peu dévoyée !). Le site Bibliomancienne, dans cet article, remonte au source des thèses d'Oldenberg 
On y apprend que Le tiers lieu est « un environnement sympathique » qui prolonge la maison dans la sphère publique et possède les attributs suivants :

  • Il nous enracine en tant que centre physique ou pivot autour duquel nous organisons nos allers et venues;
  • Il procure un sentiment d’appropriation ou d’appartenance;
  • Il favorise la re-génération sociale, le brassage d’idées;
  • Il donne le sentiment d’être libre;
  • Il suggère une certaine chaleur (warmth) dans les rapports entre les gens ;

Le café, le salon de thé, le bon vieux troquet, le salon de coiffure étaient donc des "Tiers lieux" sans le savoir. 

Si vous avez entendu parler des espaces de co-working, si vous fréquentez la Cantine numérique, un café librairie, la salle de lecture de la bibliothèque vous connaissez, sans le savoir, un tiers lieux. 

La chose est sérieuse et les études sur le sujet se multiplient. Nous avons sélectionné trois sources intéressantes :
- L'étude de Cluster green.
- L'article de l'ANACT (Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail.
- L'article de Juri travail.

Pas étonnant que l'idée de "Tiers lieu" progresse au moment ou la recherche d'une productivité maximale fait perdre au travail sa fonction intégrative et tue les moments d'échange et de convivialité. Le travail nomade et le télé travail isolent. La sociabilité virtuelle progresse sans être une réelle réponse à l'accroissement de la solitude.  Alors que vivent et se développent les tiers lieux !

Alain JAUNAULT


Pour en savoir plus cette Vidéo du site Openscop






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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