Vu, lu, entendu... Travail

Quand Prévert parle de Citroën


31/08/2011

Poème contemporain au groupe Octobre (1930 -1937). André Citroën perdit des millions au casino et licencia tous les ouvriers des quais de Javel (là où se situait sa plus grosse entreprise). C'est Jacques Prévert lui-même qui dit son texte.





Pour en savoir plus sur Jacques Prévert et le Groupe Octobre

Le Groupe Octobre par Wikipédia

Allier avant garde politique et militantisme

par Laure LAFFARGUE Groupe Octobre fiche CNAM.doc   à télécharger (document word)

On y apprend notamment que : Le mode d’action du Groupe Octobre est étroitement lié au contexte politique. Le groupe intervient là où se trouve le public prolétarien auquel il désire s’adresser. Ils joueront ainsi dans des endroits paraissant incongrus pour le milieu culturel de l’époque, « par nécessité autant que par conviction »33, les lieux scéniques disponibles étant rares. Dans les cours d’usines ils rassembleront autour de leurs tréteaux les ouvriers en grèves (comme avec le texte Citroën qui sera repris par Les Faucons Rouges lors des grèves de 1936), ils apparaîtront à la sortie de meeting politiques ou syndicaux, dans de grands magasins ils joueront pour les caissières en grève, ils occuperont les cafés, la rue ...
 
Prévert écrit très rapidement, parfois quelques heures avant l’intervention, le groupe se rassemble tend une toile de fond de scène derrière laquelle chacun se maquille et la pièce peut commencer. Leurs interventions utilisent beaucoup le chœur parlé, les chansons, les poèmes (le groupe lit également des textes d’Aragon, d’Eluard ....).
 
La forme met l’accent sur le travail de coopération du groupe, en opposition avec la mise en valeur de la prestation d’un artiste, à travers l’utilisation du chœur mais aussi de l’improvisation à l’intérieur du canevas proposé. Les textes de Prévert sont cinglants, drôles et toujours poétiques, des mots qui contrastent avec les slogans simplistes des pancartes des grévistes.



La fabrique de l'histoire, Juillet 2011, parle du Groupe Octobre


Une très riche source documentaire : le fonds Jacques Prévert à la Bibliothèque Municipale de Lyon





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Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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