Vu, lu, entendu... Travail

23/01/2013

Ouvriers chinois : le combat de Zhang




(Photo MR histoiresordinaires.fr)
(Photo MR histoiresordinaires.fr)
Zhang Zhiquiang est un Ming Gong, l'un de ces paysans qui par millions sont partis en ville travailler en usine. Zhang Zhiquiang a courbé l'échine jusqu'au jour où l'on a refusé de lui payer plusieurs années de salaires. Il s'est alors révolté et sa vie a changé. Il s'est mis à étudier le droit seul, le soir, après le travail. Son procès a duré un an et demi mais il a obtenu les quatre années de salaires impayés. Il est alors devenu avocat et défend aujourd'hui les Ming Gong au sein d'une minuscule ONG de Pékin. Zhang Zhiquiang est devenu l'une des bêtes noires du pouvoir mais ils poursuit son combat malgré toutes les intimidations.

Interview à retrouver sur France Inter dans le cadre de l'émission "Nous autres" de Zoé Varier.



Ouvriers chinois : le combat de Zhang

Des luttes spontanées qui payent peu à peu

C'est un exemple parmi d'autres : dans le bassin industriel du Guangdong, dans le sud de la Chine, les conditions de travail se sont améliorées après deux ans de fréquentes grèves, explique Gaël Bernard sur Novethic. « Les salaires ont augmenté de 15 à 20 % par an dans la région, sauf en 2012 où l'augmentation a été gelée en raison de la mauvaise conjoncture économique, soupire un patron, mais cela va repartir à la hausse, et c’est très embêtant, car les ouvriers se sentent désormais soutenus par le gouvernement. »

Celui-ci, cependant, a un comportement ambigu, souligne le journaliste. S'il les approuve, le pouvoir communiste aimerait bien maîtriser ces luttes menées sans organisation à l'aide des téléphones portables et des réseauw sociaux.
 






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Le billet de la semaine

​Montez !

Sitôt passée la station Europe, les cars Macron ont pris la route pour aller ramasser les élus de droite et du centre inquiets pour leur siège à neuf mois des élections municipales. Allez, montez ! Et hop, 72 politiciens ont grimpé, regardés l'œil mauvais par leurs rivaux plus rapides qu'eux en macronie. Celle-ci est plus que jamais un hall de gare où se croisent tous les ex : ex-gaullistes, ex-chiraquiens, ex-giscardiens, ex-radicaux, ex-socialistes, ex-mitterrandiens, ex-rocardiens, ex-Verts... Un parti d'ex, centriste, ou plutôt excentrique, qui roule en zigzag,  jusqu'ici à droite, maintenant soudain à gauche."Le capitalisme est devenu fou", a lancé mardi le Président en stigmatisant la "captation des richesses par quelques-uns". Une seconde, on a cru qu'il allait entonner Debout, les damnés de la terre  et rétablir l'impôt sur la fortune pour les gros actionnaires. Mais non. Dans le car, les 72 élus de droite sont rassurés. Ils peuvent même se réjouir : ce coup de volant à gauche peut aider à ravir des villes aux socialistes.

​Michel Rouger

13/06/2019

Nono