Vu, lu, entendu... Travail

19/09/2012

Les i.esclaves seront-ils prêts pour la sortie de l'iphone 5 ?



Les i.esclaves seront-ils prêts pour la sortie de l'iphone 5 ?
Alors que l'iphone 5 est lancé avec un grand tapage médiatique, Foxconn, le sous-traitant taïwnais d'Apple, n'en finit pas de faire parler le lui. Aujourd'hui, l'ONG China Labor Watch dénonce le travail forcé des étudiants pour fournir à temps l'iphone 5. Les écoles, révèle un article du Monde, auraient été obligées d'envoyer les étudiants à l'usine sans que leurs parents soient informés ni qu'aucune convention soit signée.

A lire aussi le reportage d'un journaliste du Shangai Evening Post, qui s'est infiltré dans l'usine



Pour tous ceux et celles qui possèdent un iphone ou un ipod, voici les i.esclaves

Prenez le temps de regarder la vidéo. Voici le texte en résumé : 
« Une brillante technologie  » clame Steve Jobs à la sortie de l'iphone 4, lui qui n'a pas pris la peine de répondre aux salariés de Wintek, allongés, sans force aucune, sur leur lit à l'hôpital Suzhou n°5.

Ils sont venus de la campagne, ils sont jeunes, 12, 13 , 14 ans parfois, séduits par la propreté des lieux jusqu'au jour où ils souffrent de migraines épouvantables et ne tiennent plus sur leurs jambes. Faibles au point, explique cette femme, de ne pouvoir tenir une brosse à dents.

Tout cela parce que, pour plus de productivité, on a introduit un solvant chimique à évaporation plus rapide que l'alcool mais plus toxique aussi.  

15 mois plus tard, la maladie est récurrente. Ils ne sont plus là, repartis chez eux avec environ 15 000 euros en poche et des frais médicaux élévés pour le restant de leur vie.

Apple s'engage dans sa charte à traiter les travailleurs avec respect et dignité et à protéger l'environnement. On ne compte plus les suicides chez Foxconn et les condamnations pour pollution.

En 2010, 34 ONG ont adressé une plainte aux 29 grandes multinationales ayant des usines sous-traitantes en Chine. Une seule n'a pas daigné répondre : Apple.

« Qu'as-tu envie de demander ? » interroge le journaliste à ce travailleur malade. « Je voudrais qu'Apple supervise mieux ses usines »





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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